Matth. vu, ai. — 6. Deuter. xxxn; 3 g
voue indigne de lë posséder, et la privation, qui le purifie, enflamme encore son ardeur. O Jésus, qu’elles sont merveilleuses les voies par où vous conduisez les âmes qui vous aiment, qui ont soif de vous 1 ! Tantôt vous les inondez de votre joie, tantôt vous les délaissez dans les larmes : maintenant vous les prévenez, et puis elles semblent vous appeler en vain, comme l’épouse du divin Cantique. Épreuves de tendresse et de miséricorde ! Ainsi épurées, ces âmes élues peu à peu se dégagent de leurs liens ; elles s’élancent vers vous, et un dernier effort d’amour les porte au pied du trône où vous vous montrez sans voile. Alors la jouissance, alors l’allégresse et l’éternel rassasiement : Satiabor cum apparuerit 1 !