‹ L'Imitation de Jésus-ChristChapitre 117 sur 306 · DERNIÈRE FIN · texte numérisé non relu

DERNIÈRE FIN

1 . Mon fils, je dois être votre fin suprême et dernière, si véritablement vous désirez être heureux.

Cette vue purifiera vos affections qui s’abaissent trop souvent jusqu’à vous et aux créatures.

1. Gen. ni, 2a. — 2 Ibid. 11, 17. — 3 . 1 s. xiv, 12-16. — 4. Luc. vu, 47. — 5 . Matth. vin, 25 .

148 l’imitation DE JÉSUS-CHRIST.

Car, si vous vous recherchez en quelque chose, aussitôt vous tombez dans la langueur et la sécheresse.

Rapportez donc principalement tout à moi, parce que c’est moi qui vous ai tout donné.

Considérez chaque bien comme découlant du souverain bien; et songez que, dès lors, ils doivent tous remonter à moi comme à leur origine.

2 . En moi, comme dans une source intarissable, le petit et le grand, le pauvre et le riche, puisent l’eau vive, et ceux qui me servent volontairement et de cœur recevront grâce sur grâce.

Mais celui qui cherchera sa gloire hors de moi, ou sa jouissance dans un autre bien que moi, sa joie ne sera ni vraie ni solide, et son cœur toujours à la gêne, toujours à l'étroit, ne trouvera que des angoisses.

Ne vous attribuez donc aucun bien, et n’attribuez à nul homme sa vertu ; mais rendez tout à Dieu, sans qui l’homme n’a rien.

C’est moi qui vous ai tout donné, et je veux que vous vous donniez à moi tout entier : j’exige avec une extrême rigueur les actions de grâces qui me sont dues.

Page 1