‹ L'Imitation de Jésus-ChristChapitre 171 sur 306 · LIVRE TROISIÈME. — CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. — CHAPITRE XXXI

tous les travaux dont il se consume sous le soleil Les autres, convaincus du néant de ces liens, se tournent vers Dieu; mais ils veulent aussi que le désir de félicité qui les tourmente soit satisfait dès à présent, toujours prêts à s’inquiéter et à se plaindre, quand Dieu leur retire les grâces sensibles, ou qu’il les éprouve par les souffrances et la tentation. Ils ne comprennent pas que la nature humaine est malade, et incapable en cet état de tout bonheur réel: que les épreuves dont ils se plaignent sont les remèdes nécessaires que le céleste médecin des âmes emploie, dans sa bonté, pour les guérir, et que toute notre espérance sur la terre, toute notre paix consiste il nous abandonner entièrement à lui avec une confiance pleine d’amour. Et voilà pourquoi le roi-prophète revint si souvent à cette prière : Ayej pitié de moi, Seigneur , parce que je suis malade; guérisse j-moi, car le mal a pénétré jusqu’à mes os 1 ; guérisseq mon âme 3 , vous qui guérissez toutes nos infirmités V Donc, pendant cette vie , la résignation, la patience, une tranquille soumission de la volonté, au milieu des ténèbres de l’esprit et de l'amertume du cœur : et après, et bientôt, dans la véritable vie, le repos imperturbable, la joie immortelle, et la félicité de Dieu même, qu’il vous sera donné de voir tel qu’il est face à face s .

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