Joann. ni
désirs, ils se retireront de la Table sainte, rassasiés et consolés merveilleusement, qu’ils daignent se souvenir de moi, qui languis dans l’indigence.
RÉFLEXION
« Que cet adorable Sacrement opère en moi, ô mon Sauveur! *> la rémission de mes péchés; que ce sang divin me purifie; qu’il « lave toutes les taches qui ont souillé cette robe nuptiale dont vous
m’aviez revêtu dans le baptême, afin que je puisse m’asseoir avec “ assurance au banquet des noces de votre Fils. Je suis, je l’avoue. <• une âme pécheresse, une épouse infidèle, qui ai manqué une infi- » nité de fois à la foi donnée : Mais revenez me dites-vous, ô u Seigneur, revenez, je vous recevrai 1 : pourvu que vous ayez repris « votre première robe, et que vous portiez, dans l’anneau que l’on « vous met au doigt, la marque de l’union où le Verbe divin entre « avec vous. Rendez-moi cet anneau mystique revêtez-moi de « nouveau, ô mon Père, comme un enfant prodigue qui retourne à « vous, de cette robe de l’innocence et de la sainteté que je dois « apporter à votre Table. C’est l’immortelle parure que vous nous <• demandez, vous qui êtes en même temps l’époux, le convive et « la victime immolée qu’on nous donne à manger. C’est à cette » Table mystérieuse que l’on trouve l’accomplissement de cette pa- ■» rôle : Qui me mange vivra pour moi 1 . Qu’elle s’accomplisse en <• moi, ô mon Sauveur ! que j’en sente l’effet : transformez-moi en •• vous, et que ce soit vous-même qui viviez en moi. Mais, pour •• cela, que je m’approche de ce céleste repos avec les habits les plus ■» magnifiques; que j’y vienne avec toutes les vertus; que j’y coure •< avec une joie digne d’un tel festin et de la viande immortelle que « vous m’y donnez *. »