LIVRE DEUXIÈME. CHAPITRE V
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à Dieu, il faut laisser là tout le reste, et ne penser qa’i vous seul.
3. Vous ferez de grands progrès, si vous vous dégagez de tous les soins du temps.
Vous serez au contraire fatigué bien vite, si vous comptez pour quelque chose ce qui n’est que de ce monde.
Qu’il n’y ait rien de grand à vos yeux, d’élevé, de doux, d’aimable, que Dieu seul, ou ce qui vient de Dieu.
Regardez comme une pure vanité toute consolation qui repose sur la créature.
L’âme qui aime Dieu méprise tout ce qui est au-dessous de Dieu.
Dieu seul, éternel, immense, et remplissant tout, est la consolation de lame et la vraie joie du cœur.
RÉFLEXION
Quand vous sauriez ce qu'il y a de bon et de mauvafc dns chaque homme, sans en excepter un seul, à quoi cela vous sonrïrait-il, si vous vous ignorez vous-même? On ne vous interrogera point, au dernier jour, sur la conscience d’autrui. Laissez donc là orne sollicitude dont presque toujours l'orgueil et la malignité sont lepriacipe, et occupez-vous d’un soin plus agréable à Dieu et plus unie pour vous. La grande, la vraie science est de se connaître soi-mône ; ce doit être notre étude de tous les instants. Alors on apprend à se mépriser, à gémir sur la plaie de son cœur, sur l'amour-propre effréné qui nous domine, sur les secrètes convoitises qui nous tourmentent, et l’on s’écrie comme l’Apôtre : Qui me délivrera de ce corps de mort 1 ? Heureuse, heureuse délivrance ! mais que trouver or nous après, si nous avons été fidèles? Dieu, uniquement Dieu, ex en lui toutes choses, toute consolation, tout bien. O mon âme! puisqu’il est ainsi, commence dès ce moment même à te dégager dta poids qui t’affaisse, de la terre et des créatures, pour ne t'attadber qu’à Dieu seul.
i. Rom. vil, 24.
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l’imitation DE JÉSUS-CHRIST.