LIVRE DEUXIÈME
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Que vous le vouliez ou non, il vous faudra un jour £t:e séparé de tout.
2. Vivant et mourant, tenez-vous donc près de Jéstrs, et confiez-vous à la fidélité de celui qui seul peut vous secourir lorsque tout vous manquera.
Tel est votre hien-aimé, qu’il ne veut point de partage; il veut posséder seul votre cœur, et y régner comme ua roi sur le trône qui est à lui.
Si vous saviez bannir de votre âme toutes les créatures, Jésus se plairait à demeurer en vous.
Vous trouverez avoir perdu presque tout ce que vous aurez établi sur les hommes et non sur Jésus.
Ne vous appuyez point sur un roseau qu’agite le vent, et n’y mettez pas votre confiance, car toute chair est comme l'herbe , et sa gloire passe comme la fleur des champs
Vous serez trompé souvent, si vous jugez des hommes d’après ce qui paraît au dehors ; au lieu des avantages et du soulagement que vous cherchez en eux, vous n’éprouverez presque toujours que du préjudice.
Cherchez Jésus en tout, et en tout vous trouverez JFéisus- Si vous vous cherchez vous-même, vous vous trouverez aussi, mais pour votre perte.
Car l’homme qui ne cherche pas Jésus, se nuft plus à lui-même que tous ses ennemis et que le monde entier.
RÉFLEXION
Entraînés par le charme de sentir , ainsi que parle Bossuet, ncms cherchons notre bien dans les créatures qui nous échappent et s’évanouissent comme des ombres. Nous voulons aimer et être aimes ; et nous nous éloignons de la source du véritable amour, de l’amour infini. Comprenons enfin combien il est insensé d’attad*r notre cœur à ce qui passe, et combien sont vaincs ces amroés de ia terre, qui s’en vont avec les années et les intérêts. Aûxxns Jésus sans partage; aimons-le comme il nous aime et comme il veut être aimé. La mesure de notre amour pour lui, dit saint Bernard, est de l'aimer sans mesure. Malheur à qui lui préfère. qaeSeper chose! ses désirs sont sur la route du néant.
i. Is. xi., 6.
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