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CHAPITRE XIV

Qu'il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s'enorgueillir du bien qu’on fait.

1. Le F. Vous faites tonner sur moi vos jugements, Seigneur, et tous mes os ont tremblé d’épouvante , et mon âme est dans une profonde terreur.

Interdit, eftrayé, je considère que les deux ne sont pas purs à vos yeux *.

Si vous avez trouvé le mal dans vos A nges * ,

1 Philipp., 11,8.— 2 Jerem., Il, 28. — 8 Ps. cxvm

19, 20. — 4 Job, xv, 15. — 6 Ibid., iv, 18.

et si vous ne les avez pas épargnés, que serace de moi ?

Les étoiles sont tombées du ciel 1 : moi, poussière, que dois-je donc attendre?

Des hommes dont les œuvres paraissaient louables, sont tombés aussi bas qu’on puisse tomber, et j’ai vu ceux qui se nourissaientdu pain des Anges faire leurs délices de la pâture des pourceaux.

2. Il n’est donc point de sainteté , Seigneur, si vous retirez votre main.

Point de sagesse qui soit utile , si vous ne la dirigez plus.

Point de force qui soit de secours, si vous cessez de la soutenir.

Point de chasteté assurée, si vous n’en prenez la défense.

Point de vigilance qui nous serve, si vous ne veillez vous-même pour nous.

Laissés à nous-mêmes, nous enfonçons dans les flots et nous périssons : venez-vous à nous, nous nous relevons et nous vivons.

Car nous sommes chancelants, mais vous nous affermissez ; nous sommes tièdes , mais vous nous enflammez.

3. O que je dois avoir d’humbles et basses pensées ae moi-même ! que je dois estimer peu ce qui paraît de bien en moi !

O que je dois m’abaisser profondément, Seigneur, devant vos jugements impénétra-

» Apoc., vi, 13.

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