LIV. 1. CIIAP. Vil
lui, parce qu’il a suivi sa passion, qui ne sert de rien pour la paix qu’il cherchait.
C’est en résistant aux passions, et non en leur cédant, qu'on trouve la véritable paix du cœur.
Point de paix donc dans le cœur de l'homme charnel, de l’homme livré aux choses extérieures : la paix est le partage de l’homme fervent et spirituel.
RÉFLEXION
Un joug pesant accable les enfants d'Adam 1 , fatigués sans relâche par les convoitises de la nature corrompue. Succombent-ils, la tristesse , le trouble, l’amertume , le remords, s’emparent aussitôt de leur âme. «Superbe encore au fond de l'ignominie, inquiet « et las de moi-même, dit saint Augustin en racontant « les désordres de sa jeunesse, je in'cn allais loin de « vous , ô mon Dieu ! à travers des voies toutes sc- « niées de stériles douleurs 2 . » Il en coûte plus à l'homme de céder à ses penchants, que de les vaincre ; et si le combat contre les passions est dur, une paix ineffable en est le fruit. Appelons le Seigneur à notre aide dans ce saint combat; n'en craignons point le travail, il sera court : aujourd'hui , demain; et puis le repos éternel !