LIT. III. C11AP. XX
, pour que vous fassiez avec elle ce qui serait impossi- * ble à la nature seule. D'ailleurs que vous arrive-t-il , que Dieu n'ait prévu , que Dieu n'ait voulu? La pa- ; tience n’est donc qu'une soumission douce et calme à < ce qu’il ordonne , et sans elle nous vivons dans un ( trouble perpétuel ; car qui a résisté à Dieu , et a eu \ la paix x ? Et combien ne faut-il pas qu’il soit luii même patient avec vous ? Descendez dans votre conscience, et répondez. N’a-t-il rien à supporter de vous, rien à vous pardonner ? Oui , le Seigneur est patient et rempli de miséricorde 2 . Soyons donc aussi ‘patients envers tous 3 . L’homme patient vaut mieux que l’homme fort, et celui qui domine son âme, mieux que celui qui réduit des villes K . Je me suis tu , disait David en prophétisant les souffrances du Christ, je me suis tu, et je n’ai point ouvert la bouche 8 ; et un autre prophète : Il s’est tu comme l’agneau devant celui qui le tond 6 . Qui oserait après cela murmurer, s’irriter, reudre offense pour offense? O Jésus! soyez notre modèle. Vous nous avez appris à dire à Dieu: Remettez-nous nos dettes , comme nous les remettons à ceux qui nous doivent 7 . Voilà ce que nous demandons chaque jour^, ce gue chaque jour nous promettons; et malheur a celui dont la prière sera trouvée menteuse!