LIV. lu. CHAP. XXV
charge ; alors vous serez peu ou rarement troublé.
Mais ne sentir jamais aucun trouble, n’éprouver aucune peine du cœur, aucune souffrance du corps , cela n’est pas de la vie présente ; c’est l’état de l’éternel repos.
Ne croyez donc pas avoir trouvé la véritable paix , lorsqu’il ne vous arrive aucune contrariété; ni que tout soit bien, quand vous n’essuyez d’opposition de personne; ni que votre bonheur soit parfait, lorsque tout réussit selon vos désirs.
Gardez-vous aussi de concevoir une haute idée de vous-même , et d’imaginer que Dieu vous chérit particulièrement, si vous sentez votre cœur rempli d’une piété tendre et douce : car ce n’est pas en cela qu’on reconnaît celui qui aime vraiment la vertu, ni en cela que consiste le progrès de l’homme et sa perfection.