La nature est pleine <v artifice : elle attire
1 Rom., vu, 24. — 2 I. Joann., m, 2. — 3 Ps. xvi, 15. — 4 Ps. exix, 5.
elle surprend, elle séduit , et n’a jamais d’autre fin qu’elle-même.
La grâce, au contraire, agit avec simplicité, et fuit jusqu’à la moindre apparence du mal : elle ne tend point de pièges , et fait tout pour Dieu seul , en qui elle se repose comme en sa fin. i
3. La nature répugne à mourir; elle ne j veut point être contrainte , ni vaincue , ni assujettie , ni se soumettre volontairement.
Mais la grâce porte à se mortifier soi-même, résiste à la sensualité, recherche l’assujettissement, aspire à êlre vaincue, et ne veut pas jouir de sa liberté; elle aime la dépendance, ne désire dominer personne , mais vivre, demeurer, être toujours sous la main de Dieu ; et à cause de Dieu , elle est prête à s’abaisser humblement au-dessous de toute créature l .
4. La nature travaille pour son intérêt propre, et calcule le gain qu’elle peut retirer des autres.
La grâce ne considère point ce qui lui est avantageux , mais ce qui peut être utile à plusieurs.