‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 232 sur 323 · CHAPITRE LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVII

Qu’on ne doit point se laisser trop abattre quand on tombe en quelques fautes.

1. J.-C. Mon fils, ia patience et l'humilité dans les traverses me plaisent plus que beaucoup de joie et de ferveur dans la prospérité.

Pourquoi vous attrister d’une faute légère qu’on vous attribue? fût-elle plus grave, vous ne devriez pas en être ému.

Laissez donc tomber cela ; ce n’est pas une chose nouvelle , ni la première fois que vous l’éprouvez , et ce ne sera pas la dernière , si vous vivez longtemps.

Vous avez assez de courage quand il ne vous arrive rien de fâcheux.

Vous savez même conseiller bien les autres , et les fortifier par vos discours ; mais lorsqu’il vous survient une affliction soudaine, vous manquez de conseil et de force.

Considérez votre extrême fragilité, dont vous avez si souvent l’expérience dans les plus petites choses : et toutefois Dieu le permet ainsi pour votre salut.

2. Bannissez de votre cœur, autant que vous le pourrez, tout ce qui le' trouble. A-t-il été surpris , qu’il ne se laisse point abattre, mais qu’il se dégage sur-le-champ.

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