‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 261 sur 323 · L1V. IV. CHAP. VII · texte numérisé non relu

L1V. IV. CHAP. VII

vos fautes, exempt de trouble et de remords, vous puissiez librement venir à moi.

Ayez une vive douleur de tous vos péchés en général ; déplorez en particulier ceux que vous commettez chaque jour ; et , si le temps vous le permet , confessez à Dieu , dans le secret du cœur, toutes les misères qui sont le fruit de vos passions.

2. Affligez-vous et gémissez d’être encore sous l’empire de la chair et du monde :

Si peu occupé de mourir à vos inclinations ; si agité par les mouvements de la concupiscence :

Si peu exact à veiller sur vos sens ; si souvent séduit par de vains fantômes:

Si enclin à vous répandre au dehors j si négligent à rentrer en vous-même :

Si porté au rire et à la dissipation ; si dur, quand vous devriez verser des larmes de componction:

Si prompt à vous livrer au relâchement et à la mollesse ; si lent à embrasser une vie austère et fervente :

Si curieux de nouvelles , et de ce qui attire les regards par sa beauté ; si plein de répugnance pour ce qui abaisse et humilie :

Si avide de beaucoup avoir, si avare pour donner, si ardent à retenir :

Si inconsidéré dans vos discours j si impuissant à vous taire :

Si déréglé dans vos mœurs ; si indiscret dans vos actions :

Si intempérant dans le manger et le boire si sourd à la parole de Dieu :

Si eonvoiteux de repos : si ennemi du travail :

Si éveillé pour des récits frivoles : si appesanti par le sommeil durant les veilles saintes; si pressé d’en voir la fin ; si peu attentif en y assistant :

Si dissipé en récitant l’office divin, si tiède en célébrant, si aride dans la Communion :

Si aisément distrait; si rarement bien recueilli :

Si tôt ému de colère; si prompt à blesser les autres :

Si enclin à juger mal; si sévère à reprendre :

Si enivré de joie dans la prospérité; si abattu dans l’adversité :

Si fécond en bonnes résolutions, et si stérile en bonnes œuvres.

3. Après avoir confessé et déploré avec une grande douleur et un vif sentiment de votre faiblesse, ces defauts et tous les autres qui peuvent être en vous, formez un ferme propos de vous corriger, et d’avancer dans la vertu.

Olfre^vous ensuite, avec une pleine résignation et sans aucune réserve, sur l’autel de votre cœur, comme un holocauste perpétuel, en l’honneur de mon nom, m’abandonnant entièrement le soin de votre corps et de votre âme, afin d’obtenir ainsi la grâce de célébrer

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