‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 285 sur 323 · L1V. IV. CHAP. IVI · texte numérisé non relu

L1V. IV. CHAP. IVI

par votre présence , être transformé en vous , de sorte que je devienne un même esprit avec vous , par la grâce d’une union intime , et par l’effusion d’un ardent amour!

Ne souffrez pas que je m’éloigne de vous sans m’être rassasié et désaltéré; mais usez envers moi de la même miséricorde dont vous avez souvent usé avec vos Saints d’une manière si merveilleuse.

Qui pourrait s’étonner qu’en m’approchant de vous je fusse entièrement consumé de votre ardeur, puisque vous êtes un feu qui brûle toujours et ne s’éteint jamais , un amour qui purifie les cœurs, et qui éclaire l’intelligence ?

RÉFLEXION

Ce n’est point en nous efforçant d’élever notre esprit à de sublimes pensées , que nous recueillerons le fruit de la sainte Communion ; mais en adorant, pleins d’amour, Jésus-Christ en nous, en lui ouvrant notre cœur avec une grande confiance et une grande simplicité, comme un ami parle à son ami ‘. Nous avons des besoins , il faut les lui exposer. Nous sommes couverts de plaies, il faut les lui montrer, afin qu'il les lave dans son divin sang. Nous sommes faibles, il faut lui demander de ranimer nos forces. Nous sommes nus , affamés , altérés ; il faut lui dire : Ayez

f ntié de ce pauvre mendiant. De lui découlent toutes es grâces. Ecoutez scs paroles : Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort , »ï vivra : et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra point à jamais. Croyez-vous ainsi 8 ? « O chrétien! je ne te dis plus rien : c'est Jésus-Christ c qui te parle en la personne de Marthe ; réponds avec

* Lcvit., xx Mil il, — * Joann., m, £5. 26.

« e’.le. Oui , Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, e /ils du Dieu vivant , qui êtes venu en ce monde '• « Ajoutez avec saint Paul : /I fin de sauver les pécheurs , « desquels je suis le premier 1 . Crois donc, âme cliré- « tienne, adore, espère, aime. O Jésus! ôtez les voiles, « et que je vous voie. O Jésus ! parlez dans mou cœur, «et laites que je vous écoute. Parlez, parlez, parlez; « Il n’y a plus qu’un moment : parlez. Donnez -moi « des larmes pour vous répondre : frappez la pierre ; « et que les eaux d’un amour plein d’espérance, péné- • tré de reconnaissance, coulent jusqu’à terre *. »

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