LIV. 1. CIIAP. XX
C’est ce que nous éprouvons souvent, lorsque nous nous livrons à de longs entretiens. * Il est plus aisé de se taire que de ne point excéder dans ses .paroles. ;
Il est plus aise de se tenir chez soi caché,
S ue de se garder de soi-même suffisamment au ' ehors.
Celui donc qui aspire à la vie intérieure et spirituelle doit searetirer de la foule avec Jésus.
Nul ne se montre sans péril, s’il n’aime à demeurer caché.
Nul ne parle avec mesure, s’il ne se tait volontiers.
Nul n’est en sûreté dans les premières places, s’il n’aime les dernières.
Nul ne commande sans danger, s’il n’a pas appris à bien obéir.
3. Nul ne se réjouit avec sécurité, s’il ne possède en lui-même le témoignage d’une bonne conscience.
Cependant la confiance des Saints a toujours été pleine de la crainte de Dieu : quel que fût l’éclat de leurs vertus, quelque abondantes que fussent leurs grâces, ils n’en étaient ni moins humbles ni moins vigilants.
L’assurance des méchants naît au contraire de l’orgueil et de la présomption, et finit par l’aveuglement.
Ne vous promettez point de sûreté en cette vie , quoique vous paraissiez être un saint religieux ou un pieux solitaire.