Aimez tous les autres pour Jésus, et Jésus pour lui-même
Lui seul doit être aimé uniquement, parce qu’il est le seul ami bon, fidèle, entre tous les amis.
Aimez en lui et à cause de lui , vos amis et vos ennemis , et priez-le pour tous , afin que tous le connaissent et l’aiment.
Ne souhaitez jamais d’obtenir aucune préférence dans l’eslime ou l'amour des hommes : car cela n’appartient qu’à Dieu , qui n’a point d’égal.
Ne désirez point que quelqu’un s’occupe de vous dans son cœur, et ne soyez vous-même préoccupé de l’amour de personne ; mais que Jésus soit en vous et en tout homme de bien.
5. Soyez pur et libre au dedans, sans aucune attache à la créature.
H vous faut être dépouillé de tont , et offrir à Dieu un cœur pur, si vous voulez être libre, ei goûter combien le Seigneur est doux.
Et certes, jamais vous n’y parviendrez, si sa grâce ne vous prévient et ne vous attire ;
de sorte qu’ayant exclu et banni tout le reste, vous soyez seul uni à lui seul.
Car, lorsque la grâce de Dieu visite l’homme, alors il peut tout; et quand elle se retire, alors il est pauvre et infirme , et ne semble réservé qu’aux châtiments.
En cet état même , il ne doit ni se laisser îbattre ni désespérer; mais il doit se soumettre avec calme à la volonté de Dieu, et souffrir, pour l’amour de Jésus-Christ, tout ce qui lui arrive *. car l’été succède à l’hiver, après la nuit revient le jour, et après la tempête une grande sérénité.
L'amour a fait descendre; le fils de Dieu snr 1a terre : l'amour nous élève jusqu’à lui. Alors il s'établit entre notre âme et Jésus, comme une union ravissante ; alors s'accomplit cette promesse : je ne vous laisserai pas orphelin, je viendrai à vous ». Venez donc, ô mon Jésus, venez briser les derniers liens qui m'attachent aux créatures et retardent l’heureux moment où je ne vivrai plus que pour vous. Faites que, m’oubliant moimême, je ne voie, je ne désire que vous seul, et me repose sur votre sein comme le disciple bien -aimé, dans celte paix délicieuse que le monde ne donne pas *, qu'il ne peut même comprendre, mais aussi que «es orages ne sauraient troubler.
* Joann., xiv, 18. — * Ibid., 87,
REFLEXION