RÉPONSE DU MARCHAND A LA MORT
J’ai trouvé dans ce siècle un nouvel âge d’or,
Ce métal en effet, gouverne tous les hommes : Possédez-vous un grand trésor,
A la faveur de quelques sommes :
Tout vous sera permis ; il n’est point d’embarras D’où l’on ne sorte enfin , à force de ducats.
O mort ! pour me laisser tranquille ,
S’il te faut cent écus? En demandes-tu mille?
Je les compterai de grand cœur;
Mais non; si je n’ai pas pour adoucir ta bile ,
La perle que la foi trouve dans l’Evangile,
Je ne puis espérer d’apaiser ta rigueur.
[Merian.)