‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 135 sur 139 · LA CORDELIÈRE · texte numérisé non relu

LA CORDELIÈRE

Viens joindre ton mari, tant de fois regretté : Prens tes enfants, ce tendre gage, Peut-être l’unique avantage Que la veuve du peintre ait jamais hérité.

La Mort , envers vous tous usant de charité , Vous affranchit et vous soulage :

Tes enfants de la pauvreté ,

Et toi , du fardeau du veuvage :

Hâte-toi de plier bagage ,

Ton véritable époux , un céleste héritage , T’attendent daus l’éternité.

Femme de grand’ dévotion Laissez là vos dévotes mines,

Quittez la contemplation,

Vos chapelets et vos matines;

Si vos prières sont bien dignes,

Elles vous vaudront devant Dieu.

Rien ne vaut, ni soupirs ni signes, Car sans vertu tout est bien peu. »

[Garnier de Troyes.)

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