CONDUITE DE DIEU
ON fils, ne soyez point curieux, et ne vous embarrassez point de vaines sollicitudes.
Que vous importe ceci ou cela?
^^^^3^ Suivez-moi. (Jean, 21 , 22.)
Que vous importe que celui-ci soit de tel ou
tel caractère ; que celui-là parle ou agisse ainsi ?
Vousn'avez point à répondre des autres, mais
vous rendrez compte pour vous-même. De quoi
donc vous inquiétez-vous?
Voilà que je connais tous les hommes ; je vois tout ce qui se fait sous le soleil; et je sais ce qu'il en est de chacun, ce qu'il pense, ce qu'il veut, et oii tendent ses vues.
C'est donc à moi qu'il faut tout aI)andonner ; pour vous , vivez dans une douce paix et laissez ceux qui s'agitent, s'agiter tant qu'ils voudront.
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DE JÉSUS-CHIUST. 231
Tout ce qu'ils feront ou diront retombera sur eux ; car ils ne peuvent me tromper.
2. Ne poursuivez ni rombrecrun(jrandnoni, ni les liaisons nombreuses , ni l'amitié particulière des hommes.
Car ces choses engendrent des distractions et de grandes obscurités dans le cœur.
Je me plairais à vous faire entendre ma parole, et à vous révéler mes secrets, si, épiant avec soin l'instant de ma visite, vous m'ouvriez la porte de votre cœur.
Soyez prévoyant , joignez la vigilance à la prière, et humiliez-vous en toutes choses.
^Li t'tes-vous, disait le grand Apôtre, pour juger et pour condamner le serviteur d'autrui? S'il tombe ou s'il demeure ferme, ce n'est point à vous d'en connaître ; c'est à celui dont il dépend , et qui comme maître est son juge; c'est-à-dire, selon la paraphrase de saint Clirysostôme, pourquoi jugez-vous de ce qui ne vous regarde pas; et pourquoi vos vues s'étendent-elles hors des limites où l'ordre de la Providence et votre condition vous renferment? Cet homme dont vous censurez la conduite, et dont vous condamnez peut-être nonseulement les actions , mais les intentions , est-il votre sujet? Avez- vous dans le monde quelque su-
périoritésur lui? Reudrez-vous compte de sa vie? Eu devez-vous rcpoudre à Dieu? Si cela est, je consens que vous en jugiez ; et mon soin serait alors de vous apprendre la manière dont il faudrait procéder, l'esprit et la charité qu'il y faudrait apporter, les mesures de prudence qu'il y faudrait garder. Mais puisque vous reconnaissez vous-même qu'il n'est rien de tout cela, et que la personne dont vous formez ces jugemens désavantageux n'est point soumise à votre direction , que vous n'en êtes point chargé, et que, ni devant Dieu, ni devant les hommes , vous n'en devez point être responsable; pourquoi, de vous-même, vous ingérer dans sa cause? Abandonuez-la à son juge naturel , et respectez dans votre frère le droit qu'il a de n'être jugé que de Dieu, ou du moins de ceux que Dieu a commis pour veiller sur lui.
BOUBDALOUE.
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