LETTRE
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J*aL rendu compte à la reine (que Dieu garde!) d'une exposition qui de cette ville a été adressée à S. M. par le baron d'Urola, le marquis de Jura -Real, le comte dâ Cerbellon, M. Francisco Javier Castille, le comte d'Àlmadovar et le marquis de la Romana , membres de la commission qui a mis entre les royales mains lé projet de célébrer la déclaration dogmatique de Tlmniaculée Conception de la Vierge et d'ériger dans une rue, ou sur une place de cette capitale, un monument public pour perpétuer la mémoire de 'ce glorieux événement.
Je lui ai rendu compte aussi de la requête, par laquelle y. S. demandait à être autorisée, conjointement avec la municipalité, à nommer et constituer une junte qui^ sous votre présidence et surveillance, s'occuperait des movens de mettre cette pensée à exécution.
La Reine, toujours disposée à encourager les témoignages publics des sentiments de piété et de religion^ qui honorent tant le peuple espagnol, a daigné ordonner que V. S. nomme cette junte qui^ sous votre présidence et de concert avec la municipalité de cette capitale, devra s'occuper de mettre cette pensée à exécution , et il vous sera octroyé directement les secours et la coopération dont vous aurez besoin, par les autorités de tous \^ départements de la province; il est, à cet effet, donne connaissance de cette résolution aux autres ministères.
D'ordre royal, je vous le mande pour Texécution el
LIMMAGULÉE CONCEPTION 619
aux fins nécessaires, et j'espère que vous rendrez compte, en temps utile, à ce ministère, de tout ce qui concernera la formation et les travaux de la junte offrant quelque intérêt. >
Dieu garde V. S. pendant longues années.
Madrid , 21 janvier 1857.
NOGEDAL.
(Gazette de Madrid.) (Extrait du Journal de Bruxelles, 3 février 1857.)
(1) Dilecte Fili, salutem et Apostolicam benedictionem.
Acccpimus, ex tuis litteris, et ex sermone dilccti filii nostri Caroli Lavigerie. S. R. E., presbyteri cardinalis, pium consilium, a te susceptum, operis curandi quod catholicfc pietatis nnonumeniaf quœ ad honorem sancUe Dei mairis pertinent, ex eo pra^sertini tcmpore quo immaculata; ejus originis gloria apostolico decreto sancita et consecrata fuit, in unum collecta complectatur.
Quamquam tu, dilecte fili, luculenter admodum, industriam ac solertiam tuam jam probasti in eo illustri momumento , quod dogmaticas litteras quarum initium Ineffabilis Deu.s , omnibus linguis redditas, splendidissimo cultu exhibet, et in Vaticana3 bibliothecai; sede adservatur : tamen dubium non est quin novum ei operi dccus et ornamentum adjicias hujus tua' industrie accessione qua fervens fidelium reli{>^io et cullus erga I m macula tant Deiparam, omni monumentorum génère collecto, pra?claro in luminc collocatur.
Nos itaque pium studium curasque tuas valde commendamus, ac omni jure existimamus eam in grntiam inituras apud pastores et fidèles orbis catholici, cosque operam libenter daturos ut labores tui optimum exitum , ad religionifi gloriam nanciscantur.
Confidimus porro fore ut hax monumenta eo valeant ut omnium animi alacriter excitentur ad divina» Matris opem impensius demerendam , quam calamitosa HeipublictT cbristianre tcnipora summopere postulant.
Interea tibi, dilecte fîli, prosperum incœptoruni successum
omnes , paternam nostram dilectionem iestamur, et Apostolicam benedictionem tibi, cuncUsque qui tuorum stadionun in monumentorum collectionc sese adjutores praebent, peramanter in Domino impertimus.
Datum Romee , apud sanctum Petrum , die XXX Aprilis MDCCCLXXXVII, pontificatus nostri decimo.
Lbo pp. Xlll.
30 aprilis 1867.
Dilecto Filio,
Dominico Sire, presbytero e societate Sancti Sulpitii.
Paris ios.
(2) Les lettres suivantes de Son Éminence le cardinal Lavigerie à l'abbé Sire se rapportent aux € entretiens > dont parle Léon XIII :
« Mon cher ami ,
« Un mot seulement pour vous dire qae j*ai reçu votre lettre et que je vais m'occuper immédiatement de votre êttùte, î laquelle je porte le plus vif intérêt. Dès que je laurai tnitée avec le saint-père, je vous écrirai de nouveau.
« Je reste toujours tout k vous en Notre-Seigneur. »
56 février 1886.
« Mon cher ami ,
« Je sors de Taudience du saint -père : îl est tout à fail favorable à votre projet et disposé à vous adresser un Bref '. mais il demande que vous lui écriviez vous-même pour avoir une occasion de vous répondre. Je serai à Paris dans quelques jours et vous donnerai tous les détails de vive voix.
u Croyez-moi tout à vous de cœur, en Notre -Seigneur. »
iSM.
En même temps, M. Captier, alors procureur de la compagnie de Saint-Sulpice, à Rome, aujourd'hui supérieur général de la même compagnie^ écrivait à Tabbé Sire :
« Cher confrère et ami ,
« Hier malin la poste m'apportait vos lettres : à midi j'avais fait parvenir au Vatican celle que vous adressez au saint-père; le cardinal Lavigerie m'avait dit un mot de votre projet. Espérons que tout ira selon vos désirs. Dès qu'une réponse sera faite je m'empresserai de vous l'envoyer. »
Rome '9 avril 1886.
(3) Illmo Signore,
Ho ricevuto gli opuscoli che la S. V. ha voluto rimettermi col suo foglio del 30 Aprile n. s. e mi somo testo affrettato a deporre l'uno di essi nelle venerati mani del santo Padre, ritenendo l'altro per me secondo la cortese indicazione da Lei fattami. Sua Santita ha gradito assai il nuovo omaggio di V. S. e neir incaricarmi di ringraziarnela nell' Auguste suo nome, si é degnata significare che le rimnovava l'Apostolica benedizione, gia impartitale a voce, intendendo con essa invocare su Lei il divino ainto anche per l'opéra illustrata in onore délia SSma Vergine, a cui ora attende per incarico del Rev* Ab*' Sire. A questi sensi di pontificia benevolenza, unisco l'espressione délia mia particulare gratitudine per l'opusculo favoritomi, e con distinia stima passe a rafTermarini.
Di V. S. Illma Affimo per servirla ,
Gard. Rampolla.
Roma, 8 ma^^io 1889.
Sig. Conte Dubosc de Pbsquidoux.