PREMIÈRE ÉPÎTRE A TIMOTHÉE
Il est temps d'en finir avec ces fables et ces généalogies sans fin qui servent plus à exciter des disputes qu'à reconnaître ceux qu'Adonaï a appelés et qu'il destine à former son nouveau peuple. Pour ceux-ci la Torah ne saurait avoir aucune utilité. On ne peut nier qu'elle n'ait été bonne, mais seulement pour ceux qu'elle concernait et qu'elle désignait elle-m.ême en les nommant impies, pécheurs, scélérats.
Voici ce que j'ai à te recommander : fais faire des prières pour les souverains et pour tous ceux qui sont investis de quelque pouvoir, afin que nous soyons le moins possible inquiétés dans notre ministère. D'ailleurs le Sauveur veut que tout le monde ait connaissance du salut qu'il propose et de la vérité. Cette vérité est qu'il n'y a qu'un Dieu qui est Adonaï, et qu'un homme, médiateur entre lui et les autres hommes, — et que cet homme est Jésus-Christ.
Tous sont appelés au salut, la femme même, quoique ce soit par elle que le péché et la mort sont entrés dans la chair; mais, comme c'est par elle que les générations se sont perpétuées, elle pourra trouver grâce, si elle observe la foi, la charité, la continence *.
1. Sacy traduit ainsi ce passage : « La femme se sauvera néanmoins
matière, figurant en même nombre dans des composés parfaitement identiques. Pour les uns comme pour les autres, la force vitale qui donnait Tunité à leur être charnel n'est pas plutôt éteinte qu'elle laisse le chainp libre à toutes les auti^es forces décomposantes et recomposantes de la nature ; et ces forces font bientôt participer à mille combinaisons nouvelles la matière indifférente qui se trouvait réunie pour constituer leur corps le jour où il a cessé de vivre.
L'idée d'une transformation facultative du corps au moyen des œuvres de l'esprit, toute satisfaisante qu'elle serait au point de vue de la morale, est donc démontrée fausse par le fait lui-même. Mais d'ailleurs, à qui avonsnous emprunté les aperçus épars de cette idée? —A une doctrine dans laquelle ils n'étaient qu'une superfétatîon ' illogique; à une doctrine qui ne peut d'aucune manière se relier à un système quelconque de lois générales instituées en vue de résultats naturels, étant issue de précédents aussi locaux, aussi spéciaux que possible, et instituée tout entière en vue d'événements prochains exactement définis.
II est vrai qu'on a mis depuis longtemps en usage un moyen radical et simple d'associer les idées hébraïques à toutes les^ conceptions possibles sur Dieu, la nature et l'homme. Ce moyen consiste à placer tacitement, en regard de chaque verset de l'Ancien et du Nouveau
o02 L'IMMOKTALITÉ
(lupaaêuTepoi) , qu'on les traite avec douceur et déférence; les vieillards qui travaillent à la parole et à l'instruction ont droit à un double respect •.
Quant à toi, mon cher Timothée, conserve-toi sans tache et sans reproche jusqu'au jour où le Roi des rois, le Seigneur des seigneui*s , celui qui peut donner l'immortalité, mais qui la possède seul, qui habite une lumière inaccessible et que nul homme n*a vu et ne peut voir, fera paraître à nos yeux son fils notre seigneur Jésus-Christ. (Il faut remarquer cette distinction formelle entre le Roi du ciel qui reste inaccessible et invisible , et celui qui pa- ' raîtra bientôt et viendra familièrement régner au milieu des élus de son Père.)
SECONDE ÉPÎTUE A TIMOTHÉE.
Ne rougissons pas de notre seigneur; souffrons pour la bonne nouvelle, avec la force qui nous vient d'Adonaï. S'il nous a appelés, ce n'est point à nos œuvres que nous le devons, c'est au décret de sa volonté, à cette
1. On sait que les mots « surveillants, » « serviteurs, » et «vieillards, » ont été trouvés bons à conserver sous leur forme grecque {évéques, diacres, prêtres), dans l'organisation sacerdotale, bien imprévue par Paul, qui s'établit plus tard. La plupart des traducteurs n'hésitent pas à introduire ce dernier sens, même dans les écrits de Paul, toutes les fois que la phrase le permet. Ils s'en abstiennent avec soin dans d'autres cas , par exemple quand le mot est au féminin (7rp£(T6\JTepat).
grâce qui nous a été donnée en Jésus le Christ avant tous les siècles. Cette grâce est manifestée maintenant par Tavénement de notre Sauveur qui a détruit la mort et apporté la bonne nouvelle de la vie et de l'immortalité. C'est une vérité assurée que, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous souflfrons avec lui, nous régnerons avec lui.
Fuis les discours vains et profanes: la fausse doctrine, comme la gangrène, gagne peu à peu ce qui est sain. Deux des nôtres , par trop de hâte, ont nui à mon œuvre et troublé la foi de quelques-uns. Ils ont dit que la résurrection était déjà arrivée *, et cela n'est pas vrai. A tout ce qu'on te demande sans raison , ne réponds pas, pour éviter les discussions inutiles.
Tu sais bien, mon cher ûls, que les derniers jours doivent être signalés par la présence de toutes sortes de mauvaises gens dont quelques-uns affecteront les dehors de la piété. Certes, le nombre en est asez grand pour que nous soyons assurés que la fin est proche. Fuis avec soin ces méchantes gens, toi qui, plus heureux que d'autres, es instruit des signes des temps, ayant été nourri dès ton enfance dans les saintes Écritures où se trouve tout ce qui assure le salut par la foi.
« Je t'en prie donc, au nom d'Adonaï et de son fils,
1. Ils avaient affirmé sans doute que quelques-uns des fidèles qui étaient morts ( dormientes ) avaient déjà reparu vivants.
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ne te lasse pas d'annoncer la bonne nouvelle. En tout temps et partout , que le moment soit bien ou mal choisi, presse, reprends, supplie, menace; supporte tout, instruis sans cesse. Veille, souffre. Tout ce que doit faire un zélé prêcheur de bonne nouvelle, fais-le; — sois sobre. — Quant à moi, je suis comme la. victime qui a déjà reçu Taspersion pour être offerte, et le temps de ma délivrance est arrivé. J*ai combattu le bon combat; j'ai achevé ma course ; j'ai gardé la foi ; je n'ai plus qu'à attendre la couronne de justice qui m'est réseiTée pour le jour d'Adonaï. Il m'a assisté et m'a fortifié. Il me délivrera de toute action mauvaise et me sauvera jusqu'à rétablissement de son règne. A lui soient la gloire e.t l'empire dans les siècles des siècles I