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mais j'imagine qu'il s’agit plutôt de fonctions encore inconnues du lait maternel qui immunise.. »
A cette époque, Ehrlich, le premier, établit le rôle du lait dans l’immunité transmise. Il s’agit d’une immunité vis-à-vis des toxines végétales (abrine, robine, ricine).
Il n’y a pas concordance entre la durée de l’immunité du jeune et celle de l’immunité maternelle après la naissance. L'immunité du jeune persiste plus longtemps que cells de la mère.
Pour expliquer ce dernier phénomène, deux hypothèses sont émises par Ehrlich. Il peut y avoir, chez le jeune
a) Soit une meilleure conservation des anticorps;
b) Soit une acquisition de nouveaux anticorps (1).
Cette seconde hypothèse est entièrement vérifiée par une expérience capitale qui établit le rôle de l'allaitement dans la transmission de l’état réfractaire.
Deux souris sont fécondées en même temps. L'une sert de témoin; l’autre est immunisée contre l’abrine et la ricine.
Dès la mise bas, leurs petits sont échangés. Et l’on constate que l’immunité est vingt fois plus grande chez les petits nés de mère non immunisées, mais nourris par la souris immunisée, que chez ceux qui, nés de mère immunisée, sont nourris par la souris non immunisée,
Marche de l’expérience. — a) Chez les jeunes nés de mére immunisée et allaités par une souris non immunisée
13 doses mortelles déterminent la mort en un jour;
10 doses mortelles déterminent la mort en cinq jours;
5 doses mortelles déterminent une forte induration au point d’inoculation avec mort au bout d’un mois.
b) Chez les jeunes nés de mére non immunisée, mais allaités par une souris immunisée
2 doses mortelles ne déterminent aucune réaction;
10 doses mortelles ne déterminent aucune réaction;
20 doses mortelles déterminent une induration locale avec mort intercurrente;
: (1) Une troisième hypothèse pourrait être émise : Le jeune possède une immunilé acquise, qui lui est propre, et qui est indépendante de celle de la mère. Mais Ehrlich n'admet pas l’origine acquise de l’immunité chez le jeune, puisque ses expériences établissent solidement la nature passive de cette immunité.