‹ L'Immunité TransmiseChapitre 55 sur 96 · AR :: VE · texte numérisé non relu

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La teneur du colostrum est considérable, Le lendemain de l'accouchement, le colostrum agglutine à 1 p. 200 (le sang maternel agglutine à 1 p. 6.400).

Cinq jours après l'accouchement, le. colostrum agglutine à 1 p. 400 (le sang maternel agglutine au même taux).

Reymann (1920), chez la chèvre, constate la présence d’agglutinines typhiques dans le colostrum. « Leur concen-

tration était presque toujours plus forte que dans le sang de la mère. »

b) AGGLUTININES Du B. ABORTUS. — Little et Orcutt (1922) établissent la présence de ces anticorps dans le colostrum de vaches atteintes d'infections accidentelles (avortement épizootique). Leurs constatations n’en ont que plus d'intérêt.

Lorsque le sérum de la mère infectée possède un haut pouvoir agglutinant, celui du sérum du fœtus est faible, celui du colostrum considérable,

Les chiffres suivants sont relevés dans deux cas :

Premier cas

Le sang maternel agglutine à............ LD A0 Celui du fœtus agglutine à.............. D: 20 Le colostrum agglutine à................ 1 p. 2.560

Deuxième cas

Le sang maternel agglutine à............ 1 p. 1.280 Le sang du fœtus agglutine à........,... lp: 20 Pecotostram'agglufine À,:27,....,,.,0: 1 n..2;500

Little et Orcutt observent encore quatre mères et quatre jeunes. Dans trois cas, le taux d’agglutination du colostrum est plus élevé que celui du sérum maternel; mais dans deux cas, c’est le sérum du veau qui agglutine plus fortement que celui de la mère.

€) AGGLUTININES DIVERSES, — Reymann (1920), en mème temps que la présence d’agglutinines typhiques, signale celle des agglutinines de Bacillus coli dans le colostrum de chèvres immunisées. Il trouve aussi des agglutinines de globules rouges du lapin et du cheval. Dans ce cas encore, la concentration de ces anticorps « était presque toujours plus forte que dans le sang de la mère ».

PT PR is PA V9,

Degree

C’est là un fait très remarquable, qui a été aussi enregistré par Staübli (1903), et qui vient confirmer l’hypothèse de l’accumulation des anticorps dans la mamelle.

2, Présence d'anticorps divers dans le colostrum

HÉMoLYsiNEs. — La présence des hémolysines dans le colostrum a été mise en évidence par Famulener (1912). Pour cet auteur, le colostrum constitue l’agent principal de la transmission de l’immunité. La teneur en anticorps de ce produit est, chez un même animal, deux à trois fois plus grande que celle du sérum, surtout si l’immunisation de la mère a été pratiquée peu de temps avant la naïissance. Les mêmes constatations ont d’ailleurs été faites par Staübli (1903) et par Wegelius (1911).

Famulener recherche l’origine des anticorps du colostrum. Trois hypothèses sont à envisager

a) Les anticorps accumulés sont primitivement formés dans la glande mammaire;

b) Les anticorps proviennent du sang et ils sont retenus dans la glande;

c) Ces anticorps résultent de la concentration des anticorps provenant de tous les autres liquides organiques.

La première de ces hypothèses est rejetée par l’auteur, parce que : d’une part, « il n’a pas été démontré que les glandes puissent produire des anticorps; d’autre part, Hektoen (1911) a montré que la production des anticorps revient aux organes hématopoïétiques, au sang, et probablement aux tissus sous-cutanés. Ceux-ci, remarque Hektoen, LOTS reçoivent des hématies étrangères, ne fixent pas ces antigènes et produisent des hémolysines en quantités appréciæbles » (1).

Famulener retient l'hypothèse de l’accumulation des anti-

a) Ces constatations sont à rapprocher de celles que Besredka devait faire plus tard (1921) et qui servirent à édifier sa théorie de

l’immunité locale.

corps dans la glande mammaire comme seule vraisemblable; il ne discute pas sa troisième hypothèse.

IL. Transmission par le colostrum des anticorps et de l’état réfractaire.

Les exemples de ces transmissions sont nombreux, et la démonstration du rôle du colostrum est fournie par plusieurs auteurs.

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