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1 p. 640 à la soixante-onzième heure vingt; 1 p. 1.280 à la soixante-dix-neuvième heure cinquante.
Conclusion. — Il existe un rapport constant entre la quantité de colostrum absorbé et l’augmentation du pouvoir RES du sérum.
EXPÉRIENCE III. — Une vache dont le sérum est fortement agglutinant donne un veau dont le sérum se montre, à trois examens successifs, absolument privé d’agglutinines. Ce veau reçoit d’abord un lait non agglutinant, puis le colostrum maternel, réfrigéré et chauffé, dont le taux d’agglutination était, avant réfrigération et chauffage, dé 1 p. 640.
Six examens sont pratiqués de la vingt et ünièmie heure au septième jour. Aucun pouvoir BRRAUIRANE n'apparaît dans le sérum du veau.
Conclusion. — La transmission est bien due au colostrum. Elle ne s'opère pas lorsque les anticorps du colostrum sont détruits.
AGGLUTININES DU B. ABORTUS. — Le rôle du colostrum dans la transmission de ces anticorps est mis en évidence, dans l’avortement épizootique, par Little et Orcutt (1922); les expériences portent sur sept vaches infectées de B. abortus, ainsi que sur leurs veaux.
Dans deux cas (n°° 1 et 2), les vaches accouchent avant terme Le sérum de l’un des fœtus est agglutinant; celui de l’autre ne l’est pas.
Cas n° 3 : Le veau naît à terme, I] n’est pas nourri par sa mère. Il est mis au pis d’une autre vache dont le colostrum possède un pouvoir agglutinant élevé. Son sérum devient agglutinant. |
Cas n° # : Le veau reçoit au biberon le colostrum maternel agglutinant. Son sérum agglutine, mais à un taux moindre que le colostrum maternel.
Cas n° 5 : Le veau reçoit le colostrum maternel par la tétée. Il n’acquiert cependant aucun pouvoir agglutinant.
Cas n° 6 : Le colostrum est recueilli. [1 n’est donné au veau que le sixième jour. Pendant ces six jours, le sérum du veau ne présente aucun pouvoir agglutinant.
Cas n° 7 : Le sérum du veau qui tète sa mère est titré d'heure en heure. Le taux de l’agglutination s'élève rapidement entre la onzième et la vingt-troisième heure qui suivent l’ingestion du colostrum. =
En résumé, la transmission du pouvoir agglutinant par le colostrum est avérée dans cinq cas sur sept (cas 1, 3,
Det de. 1 ot
L'immunité n’est pas seulement transmise par le colostrum absorbé au pis. Elle peut l’être aussi lorsqu'il est ingéré artificiellement (cas 4 et 6) ou tardivement (sixième jour dans le cas n° 6).
Sur huit autres animaux (quatre vaches et quatre veaux), Little et Orcutt font encore des observations intéressantes
a) Dans trois cas sur quatre, le pouvoir agglutinant du sérum maternel et celui du colostrum sont très élevés : le sérum du veau agglutine dès le premier repas;
b) Dans le quatrième cas, le taux d’agglutination du sérum maternel est: moins élevé : le pouvoir agglutinant n’en est pas moins transmis;
c) L'apparition dans le sang du jeune des anticorps transmis par le colostrum est très rapide. Une heure après l’ingéstion, elle est déjà décelable. Le maximum de concentration est observé au bout de cinq heures.
Toujours dans l’avortement épizootique, Retger et Wite (cités par Little et Orcutt) constatent que, sans exception, les sérums de veaux nés de mères infectées par le Bacillus abortus et qui agglutinent fortement ce germe n’ont aucun pouvoir agglutinant au moment de la naissance. Maïs, après l'absorption du colostrum, ces sérums présentent le même pouvoir que les sérums maternels.
Th. Smith (1925) fait des constatations analogues. Il trouve, en outre, que le pouvoir agglutinant vis-à-vis du Bacillus abortus, transmis au nouveau-né par le colostrum, est au moins égal, sinon supérieur, à celui du sérum maternel. Ce pouvoir apparaît une ou deux heures après l’ingestion. Il atteint son maximum au bout de six heures (1).
AGGLUTININES DIVERSES. -— Reymann (1920) apporte la démonstration de la transmission par le colostrum d’une série d'anticorps : agglutinines du bacille d’Eberth, du Bacillus coli, des hématies de lapin et de cheval.
Le rôle du placenta ne saurait être invoqué ici. Le colos-
@) Ces chiffres sont tout à fait comparables à ceux que donnent Little et Orcutt (1922).