‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 36 sur 105 · LA COUR DE THÉODORA · texte numérisé non relu

LA COUR DE THÉODORA

L'influence politique de Théodora nous est attestée d'abord par Procope, qui la signale dans ses divers ouvrages et principalement dans V Histoire secrète. Évagre, Zonaras et bien d'autres auteurs confirment qu'elle ne fut pas seulement femme d'empereur, mais vraiment impératrice^ et qu'elle exerça, non moins que son époux, l'autorité suprême. Son nom était, on en a la preuve, associé à celui du prince, et avec les mêmes titres, dans les inscriptions, les discours, les actes publics. Hautement associée au gouvernement

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de Tempire, elle recevait les mêmes honneurs que le souverain. Les principaux ministres l'accompagnaient dans ses voyages. En 532 ou 533, sa santé Payant obligée d'aller aux thermes Pythiens, elle s'y rendit, suivie du préfet du prétoire, du maître des offices et de plusieurs autres membres du Consistoire sacré (ou conseil de l'empereur); son escorte ne comprenait pas moins de quatre mille scholaires (ou gardes du corps»). Je ne suis donc pas surpris que les Byzantins, dont la servilité proverbiale nous est connue, lui donnassent chaque jour ces marques de plate adulation que Procope rapporte non sans quelque amertume. « Les grands eux-mêmes, dit-il, n'obtenaient qu'à grand'peine d'être admis devant Augusta. On les voyait chaque jour, comme un troupeau d'esclaves, se presser dans une antichambre étroite, où ils étouffaient; l'absence leur eût fait du tort. Ils étaient là, dressés sur la pointe des Jrieds, le cou tendu, élevant la face pour être vus des eunuques qui sortaient.

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