Léonce le Scholastique, de Sectis, liv. V
LA CHRETIENNE l'ij
tuels doivent se dissoudre et disparaître en tant que forme et que matière. Ceux de Conon disaient que la matière des corps ne périt pas, que c'est leur forme seule qui disparaît et que plus tard ils se reconstitueront sous une apparence plus belle et plus parfaite ». Pour les sévériens^ le Christ n'est pas en deux natures, mais de deux natures ; distinction capitale à leurs yeux. Pour les monophjrsites^ il a bien fallu deux natures, pour former Jésus ; mais après leur rapprochement il n'y en a plus eu qu'une, espèce de résultante des deux autres 2. Bref, on n'en finirait point si l'on voulait seulement dresser la liste des factions religieuses qui divisaient le monde chrétien vers le sixième siècle. Pour en revenir à Théodora, l'on voit que si les théologiens de profession discucutaient sans relâche sur le sens des mots, interprétaient de mille façons les textes des conciles et n'arrivaient jamais à s'entendre, elle était bien excusable de ne pas voir plus clair qu'ils ne