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normaux, de mème que l'anus. L'orifice vaginal parait
exister ; il est entouré d’une petite collerette qui semble être l’hymen, très réduit : mais à un centimètre au-dessus de l’orifice, on trouve une membrane rosée, bombant à l'extérieur, et qui paraîl épaisse. Tout le tour existe un sillon assez profond (1 Em.), mais où nulle part ne pénètre un stylet. Au toucher reclal, on sent une tumeur molle, flucluante, plus grosse que le poing, située en avant du rectum et remontant à mi-chemin entre l'ombilic et le pubis. En haut, elle est coiffée d’un petit corps dur, un peu allongé, qui paraît être l’ulérus remonté et rejeté un peu à gauche.
Le 15 juin, après une préparation très soignée au point de vue aseptique, l'enfant (assez indocile) fut, avec l’aide du docteur Papon, anesthésiée au chloroforme, et je pratiquai au bistouri une incision longitudinale de la membrane obturant le vagin ; cette membrane très épaisse compre-
nait : d’abord la muqueuse du vestibule, ensuite une
couche d'un demi-centimètre environ de tissu cellulaire et, enfin, une deuxième muqueuse, la muqueuse vaginale. Aussitôt celle-ci incisée, il s'écoula un flot de liquide tout à fait différent de celui auquel je m'attendais. J'y reviendrai. Je laissai l'écoulement se faire lentement, prolongeai l’ineision en haut, en forme d’Y, de chaque côté du méat, puis je lavai la cavité à l’eau stérilisée et voulus m'assurer avec le doigt que j'étais bien dans le vagin ; effectivement, je sentis, Lout à fait en haut de cette vaste poche, la petite saillie cônique du col utérin, faisant suite au corps d'un utérus tout petit, très mobile, et à côté duquel je ne pus pas sentir les annexes.Quelques points de suture au catgut sont posés aux angles de l'incision pour que l’orifice créé ne se rétrécisse pas, et le vagin est lam-
ponné avec des mèches entourant un drain.
L'écoulement fut assez abondant pendant quelques jours, toujours leucorrhéique, et l'enfant guérit sans incident,
- sans la moindre élévation thermique, notamment.