‹ L'Imperforation de l'Hymen: Avant la PubertéChapitre 36 sur 41 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous ne sommes plus au temps ou le baron Boyer - (1825), persuadé d’ailleurs que l’imperforation del'hymen, n’étaitpour ainsi dire jamais reconnue avantla puberté, repoussait toute intervention ; aussi bien, n’essayerons-nous pas d’en démontrer l'utilité et l’efficacité, puisque, grâce à l’asepsie et aux progrès réalisés par la chirurgie depuis ces dernières années, on peut être de tout repos, sur les suites opératoires, très simples en général. Nous nous aftacherons seulement a quelques modalités, que nous tàcherons de préciser, On peut donc se demander de quelle manière on pourra intervenir, et quelle sera la conduite à tenir, lorsqu'on se trouvera en face d’une membrane assez solide, au point d'être peu disposée à serétracter. Aurons-nous recours à la simple ponction? sans hésitation, nous répondrons que cela serait peu prudent. Ce procédé a pu être recommandé dans le traitement de l'Hematolcopos pour éviter la sortie trop brusque de la collection et des ruptures du côté des trompes, mais, là le cas n’est plus le même.

Evidemment on évacuerait la poche, mais pour

SÉUES PE

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combien de temps, très court, il est probable, etrien

n'empêcheraitl les sécrétions de s’accumuler à nouveau derrière la barrière qu'on voulait supprimer.

L'observation de Smellie (1754), qui ne nous apprenail pas grand chose, mais que nous avons retenue surtout à cause de cela, est très instructive à cetégard: sa malade, nous raconte-t-il, était une petite fille âgée de 5 ans, qui avait été déjà opérée deux fois, et il fut obligé de pratiquer une nouvelle ouverture, parce que les lèvres de la plaie s'étaient refermées. Nous repousserons donc comme insuffisante, cette méthode, et nous en chercherons une autre plus pratique.

Certains chirurgiens ont pratiqué l’incision cruciale, et bien qu'elle soit susceptible de rendre des services, nous la rejetterons aussi comme trop mutilante ; il peul y avoir quelque intérêt à réserver l'avenir de l'enfant ; bien que la médecine légale nous enseigne que la présence d’un hymen intact n’est pas toujours le signe probant de la virginité, il faut respecter les préjugés qui ontcours.

Il va nous rester maintenant l’incision médiane, dont nous allons parler, et, qui sera notre traitement de choix; elle a le gros avantage de débrider utilement et d'assurer une prompte évacuation.

Elle sera pratiquée d'avant en arrière au bistouri, de l’urèthre à la fourchette, comme dans le cas de Commandeur, ou encore, longitudinalement, et pro-

longée en forme d’Y, de chaque côté du méat avec

quelques points de suture au caltgut, posés aux angles de l'incision, pour que l’orifice créé ne se rétrécisse pas, comme dans le cas de Piollet.

Ceci fait, on devra nettoyer la cavité vaginale avec de l’eau bouillie, par exemple, et faire un tamponnement avec des.mèches de gaze iodoformée où simplement stérilisée. À la suite de celle technique, nous

supposons les suites opératoires très simples et la

malade, à l'abri de la moindre chance d'infection.

Il peut arriver qu’on se trouve en présence d’une membrane particulièrement vascularisée ; nous savons que la tunique hyméneale est sillonnée par une multitude de petits vaisseaux, dans ce cas alors on pourra, afin d'éviter une hémorragie toujours bien ennuyeuse, et il s’en produit quelquefois de graves chez les petites filles,.avoir recours au thermocautère ; nous signalons en passant, cet autre moyen de pratiquer l'incision dans une circonstance particulière.

Lorsque, au début de notre étude, nous avons jeté un coup d'œil, sur la structure de l’hymen, nous avons vu que dans son épaisseur, se trouvait un réseau de tissu conjonclif, susceptible d'acquérir un développement considérable, et c’est à cette texture toute spéciale, qu’on doit de rencontrer quelquefois, des membranes épaisses, charnues et très résistantes.

Cette constatation peut avoir son importance au point de vue opératoire. et c'est là-dessus que nous voulons insister.

Après l’incision, il est de toute importance d’empécher les deux levres de la plaie de se réunir dans la suite, car tout serait à recommencer.

La prudence doit donc commander de prendre séparément les surfaces avivées de chaque lambeau, et d'y faire une suture en surjet; cette précaution d'ailleurs

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