‹ L'impérissable [comédie en deux actes]Chapitre 6 sur 13 · DUCROS, EDOUARD · texte numérisé non relu

DUCROS, EDOUARD

EDOUARD

Madame Leclercq vient de sortir r

DUCROS

Oui.

EDOUARD

\'ous avez. . . causé avec elle.

UUCROS

Ah ! oui. . . C'est le résultat de notre entrevue que vous voulez connaître ? Vous m'avez fait demander la main de ma fille.

EDOUARD

-Mon parrain m'a promis de vous parler en ma faveur.

DUCKOS

\'ous aimez Juliette r

Je l'aime.

DUCROS

Venez me voir dans deux jours à Paris... \'ous aurez ma réponse.

EDOUARD

Puis-jc espérer. . . Mais qu'avez-vous r

DUCROS

Rien.

EDOUARD

Cependant... cette pâleur.

DUCROS, sèchement.

Rien, vous dis-je, rien. . . Eh ! bien, si. . . Je dois vous prévenir. . . je hais Leclercq.

EDOUARD

Je le sais.

DUCROS

Vous allez me voir en lutte avec lui.

EDOUARD

Vous n'abandonnez donc aucun de vos projets?

Dl'CROS

Aucun... Ah! on veut que je sois oénéreux, que j'oublie le passé. . . et Ton vient m'insulter !

Nul n'y songe.

DICROS

Sauf elle, qui là, en face, m'a déclaré aimer cet homme, l'avoir toujours aimé.

EDOUARD

Et VOUS voulez r. . .

DUCROS

Tirer de l'un et de l'autre une vengeance si complète qu'elle me payera de toutes les humiliations qu'ils m'ont infligées.

EDOUARD

Mais comment r

DUCROS

Ceci ne regarde que moi.

EDOUARD

Monsieur Ducros, voyons, réfléchissez, avant...

DUCROS

Hpargnez-vous la peine de me donner des conseils que je ne suivrais pas. je prends congé de Pascalet, et je rentre à Paris.

EDOUARD

('e soir même?

Dl( kOS

Dans un instant! ''SV louniMit vers l.i droite^ \'A maintenant, à nous deu.x.

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