‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 60 sur 228 · PÉLASGES, LIGURES, IBÈRES · texte numérisé non relu

PÉLASGES, LIGURES, IBÈRES

« agriculteur, mineur, attaché à la terre, pour en tirer les métaux « et le blé. Les Gallset les Ibères formaient un parfait contraste. « Les Ibères ne semblent pas avoir eu, comme les Galls, le goût «des expéditions lointaines, des guerres aventureuses... Ils « étaient divisés en petites tribus montagnardes. Les Galls, au « contraire, s'associaient en grandes hordes, campant en grands « villages dans de grandes plaines tout ouvertes... ». Dans ce tableau, Michelet résume parfaitement la formation des nations. Les hordes se décomposent en clans ou petites tribus, lorsque des tribus passent de la condition nomade à la condition sédentaire.

Telle était la condition des Ligures au nord de l'Italie et au sud-est de la Gaule. Ils formaient des tribus sédentaires, de même que les Sicanes, en voie de transformation, c'est-à-dire de civilisation et par suite d'adaptation à Timpôt (1).

Il en était de même des Pélasges (2) dont les tribus étaient distribuées en Asie Mineure, en Grèce, en lllyrie, en Italie, en Sicile, en Espagne et qui faisaient le fond de la population sédentaire, laborieuse et imposable. Les Pénestes de la Laconie, les Clarotes de la Grèce, les Périèques de la Thessalie étaient des Pélasges. C'étaient des populations devenues entièrement sédentaires, préférant subir les nouveaux venus et leur payer tribut, en nature ou en argent, que de reprendre la vie nomade. Leur importance dans l'histoire de la civilisation du bassin méditerranéen est considérable. Les Pélasges n'avaient point abandonné la forme économique de la tribu; on a conservé les noms de plusieurs tribus pélasgiques de la Thessalie, — mais elles étaient agricoles et définitivement attachées au sol, comme les Sartes des Turkestan, comme les Chinois du Hoang-Ho.

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