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Orlglnxdx existe encore anjnurd'hiil dans l'Imprimerie Bichon, sullo de celle de Guimberl. Celle circotislance porle donc à croire tjiie Gulmbcrl ou ses parents auraient élé les imprimeurs de ce pelil livre que nous n'avons Jamais VU.
ÊPITRE à mes jurés. Le citoyen Derillemandy, détenu
arbitrairement, illégalement, sans causeni motif s autorisés
par les lois aujourd'hui en vigueur. A ses Jurés d'accusation. Ibid., id., s. d. (an Vil). — In-i' de 4 p.
Daté f de la maison d'arrél de la commane de Châlelleraud, ce 9 fructidor, aa sept de la Républl([ue ■.
LES QUATRE SAISONS, poème, par J. Chauveau, membre du Lycée du département de la Vienne. Suivi d^un Petit mot aucc Dames, et d'un Dialogue sur le Célibat.lbid., id., an VIII. — In-12 da vii-197 p.
A VIS à mes concitoyens sur la vaccine, ou Nouveau préservatif de la petite vérole, par A. Pingault... A Châtellerault, de l'imprimerie de Guimbart aîaé, prés le Pont, an IX. — In-8° de 14 p.
NÉCROLOGIE extraite de la Décade philosophique , littéraire et politique. Notice sur Gilbert. Ibid., id., s. d. {an IX). — In-8« de 14 p.
Prancofs-Hilaire Gilbert, professeur et direcleur-adjoinl à l'école vélérinalro d'Altort , membre du Conseil d'agriculture , membre de riustilul et du Corps léglalalit. né & Châtelleranit le 18 mats 1757, mort en Espagne le 21 fructidor » VIII.
Après avoir étudié l'œuvre typographique de Guimbert, il ne nous reste plus qu'à, donner quelques détails sur sa personne et sur sa fia.
II s'était marié avec Marie-Thérèse Métayer, qu'il perdit le 10 mars 1787", à l'âge de 33 ans. Il ne paraît pas en avoir eu d'enfante, car nous n'avons relevé aucune naissance sur les registres de la paroisse Saint-Jacques .
Le 23 thermidor an IX (11 août 1801), par un acte passé devant Guillemot, notaire (1), il vendait son imprimerie à Louis Drouault,son ouvrier, celui-ci étant assisté et garanti par son père. Cet acte est ainsi libellé :
cPardevant les notaires... fut présent le citoyen Pierre-Jean-Baptiste Guimbert aîné, imprimeur, demeurant en cette ville de Châtcllerault, section de la Promenade, lequel a par ces présentes vendu et transporté sous la garantie de droit,
» Au citoyen Louis-Jacques Drouault, notaire public à la résidence de Youneuil-sur-Yienne, y demeurant, et au citoyen Louis Drouault, son fils, ouvrier imprimeur, demeurant même ville et même section, aussi présent et acceptant,
j> Les caractères, casses, rayons ou tables portant casses, deux presses d'imprimerie avec leurs ustenciles, les marbres, châssis, tables supportant marbres avec tiroir, quessaux,
jo Deux presses pour la reliure, une autre forte pour le papier et généralement touts meubles et ustenciles servant à la reliure et à l'imprimerie qu'a le citoyen Guimbert, tels qu'ils servent aujour'huy, sans aucune exception ni réserve, pour de la part desdits citoyens Drouault père et iils en jouir dès ce jour; en conséquence il les en met en possession pour en faire et disposer comme bon leur semblera.
» Et comme lesdits citoyens Drouault père et fils n*ont point dans cet instant de lieu convenable pour placer ladite imprimerie, le citoyen Guimbert leur accorde d'ici le vingt-quatre vendémiaire de l'an onze l'usage do l'attelier haut et bas pour y relier et imprimer sous leur nom et à leur profit, pendant lequel temps ils ne payeront aucun droit de location.
» Cette vente est faite moyennant la rente viagère de quatre cens livres que les citoyens Drouault père et fils solidairement l'un pour l'autre.... s'obligent de payer par moitié en deux termes égaux de six mois en six mois audit citoyen Guimbert et à son domicile.... jusqu'au décès dudit Guimbert, moment ou ladite rente demeurera éteinte et amortie au profit desdits Drouault père et fils.
> A l'exécution et pour sûreté de laquelle rente ledit citoyen Drouault père a hypothéqué spécialement sa maison-mélairie do Youneuil-sur-Yienne.
(i) Etudo de M« Lasserré, notaire à Gh&tellerattlt.
Si IMPRIMEURS ET LIBRAIRES
» Fait et passé audit Chàiellerault les jour et an que dessus, demeure du citoyen Guimbert, dans une chambre basse qui a son aspect sur le pont. Lu, ont les parties signé, Guimbert atné^Drouault, Drouault, Guillemot, Durand »..
Guinobert ne jouit pas longtemps de sa renie, car le 20 ventôse an X (11 mars 1802), il expirait, trouvé, dit-on, noyé dans son bain. Il n'avait pas encore 57 ans. Son acte de décès^ dressé « sur la déclaration de Pierre-Augustin- Benjamin Guimbert, frère du décédé, et de Marie Ferrant, sallariée chez ledit décédé », semble attester l'isolement dans lequel il vivait et le sentiment de répulsion qu'inspiraient dès lors les hommes qui avaient trempé dans les excès de la Révolution.
Ainsi disparaissait de l'industrie typographique la lignée de Quentin Maréchal, dans cette maison située sur le pont de Vienne, où il était venu apporter en l'année 1621 sa presse jusque-là vagabonde.
Lonis Dronault père
En remplaçant Guimbert, Louis Drouault était âgé de 26 ans, étant né le 22 juillet 1775 sur la paroisse de Vouneuil-sur-Vienne. 11 se transporta dans la rue du Champde-Foire et plus tard dans la rue Noire en la maison qui porte actuellement le n** 2. Le 10 novembre 1806, il se mariait avec Euphrosine Guillemot, fille d'un notaire de la ville, et avait pour un de ses témoins Michel-Vincent Chevrier, l'imprimeur de Poitiers; mais nous ne nous occuperons pas davantage des événements intimes de sa vie.
Ses presses ne reprirent pas l'activité qu'elles avaient eue naguère sous son prédécesseur; la fièvre politique
était calmée et les événements ne favorisaient pas un réveil littéraire. Au moment où le décret du 5 février 1810 réorganisa l'imprimerie et la librairie, le rapport du sous-préfet de Châtellerault présente Louis Drouault comme possédant deux presses avec l'assortiment de caractères y correspondanty et travaillant pour la sous-préfecture, la mairie, les tribunaux de première instance et de commerce, MM. les avocats, les notaires, les percepteurs à vie, le receveur particulier, les receveurs de l'Enregistrement et les habitants de cette ville. La beauté de ses caractères, dit-il, et son habitude en ce genre de travail le mettraient à même d'imprimer des ouvrages de quelque importance s'il s'en présentait ; mais il ne s'en présenta jamais. Drouault s'occupait aussi un peu de librairie et de la reliure, et il tenait des livres classiques et de piété. En 1822, la situation avait peu changé ; son imprimerie ne servait guère qu'aux affiches des notaires et aux arrêtés de la mairie, et il ne vendait que des livres d'église. Il lui avait été accordé un brevet d'imprimeur le 8 août 1816 et un brevet de libraire le 1*' août 1818.
 la Qn de 1832, un sieur Huguet, libraire au Blanc (Indre), fit une demande pour obtenir un brevet d'imprimeur à la résidence de Châtellerault; elle fut rejetée par le Ministre du commerce et des travaux publics (lettre du 18 février 1833), par la raison qu'une seconde imprimerie n'avait aucune chance de succès et ne pourrait qu'amener la ruine de l'ancienne (1).
Voici quelques plaquettes sorties de l'atelier de Drouault :
LE PARFAIT ALPHABET syllabique français, pour apprendre à lire en peu de jours; très utile à la jeunesse
(I) An:h. do la Vienne,? 6, liasse 18.
84 LMPRIHBIURS ET LIBRAIRES
tant pour la lecture que pour V orthographe ^ et très soulageant pour les maîtres et maîtresses qui instruisent les en^ fans. Nouvelle édition. An X (1802 ère vulg.). — In-12 de 42 p. au moins.
Très bien imprimé en caractères loul neufs. On voil qae Drouault, en commençant son exercice, avait remonté son matériel.
MÉMOIRE pour M^ Guillemot^ notaire^ administrateur de ses enfans^ contre les sieur et dame Millet'Gaudeau. 1809. — In-4° de 34 p.
MÉMOIRE signifié pour François Guillemot., notaire^ administrateur de ses enfans^ et demoiselle Claire Faulcon^ leur tante, défendeurs,,, contre le sieur Millet ^ orfèvre^ et la dame Gaudeau^ son épouse. . 1810. — 10-4" de 68 p.
OBSERVATIONS de chirurgie et de médecine recueillies aux quatre dernières campagnes d'Autriche y de Prusse, de Pologne et d'Espagne, présentées aux Inspecteurs généraux et imprimées à V Ecole de médecine de Paris y par Treuille^ chirurgien au 9^ dragons. 1810. — Ia-4'' de 19 p.
TABLE âV des valeurs réduites en francs des pièces cPor de 48 et de 24 livres et des pièces d'argent de 6 et de 3 livres^ avec leur nouvelle valeur en livres tournois, calculé par Guy y professeur d^écynture et de mathématiques à Châtellerault, conformément au décret impérial du 12 septembre 1810...
Imprimé en forme de placard et tiré à 200 exempt, en novembre 1810, puis réimpr. à 50 exempl. en décembre suivant.