‹ L'impromptu du paquetage; pièce en un acteChapitre 3 sur 65 · SCENE I II · texte numérisé non relu

SCENE I II

MADAME DE BERANGES

C'est vrai, vous êtes à cheval sur deux oeuvres.

MADAME JOURDAY

A cheval, vous l'avez dit : les Réfugiés sont à Grenelle, les Convalescents, boulevard des Capucines, quel écart I

MADAME DE BERANGES

En effet !

Oh ! avec une auto ce ne serait rien,

MADAME DE BERANGES

Mais on n'a plus son auto... c'est ce qui fait d'ailleurs qu'on est exact.

MADAME JOURDAY

Les taxis coûtent cher.

MADAME DE BÉR ANGES

Mais oui.

MADAME JOURDAY

Heureusement qu'on a le métro...

MADAME DE BERANGES

Je suis folle du métro... dans les voies souterraines, on a des pensées plus profondes... naturellement... j'y fais des études continuelles sur toute sorte de gens : c'est de la société condensée.

MADAME JOURDAY

A l'heure des repas surtout.

MADAME DE BERANGES

Et puis dans le métro on prend vraiment contact avec le peuple.

Il VOUS marche même sur les pieds... on est serré, pressé.

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