‹ L'impromptu du paquetage; pièce en un acteChapitre 9 sur 65 · SCENE II 2î · texte numérisé non relu

SCENE II 2î

donné une petite pendule de voyage...

j'avais sept ans... je l'ai remercié en pleurant.

MADAME DE LIFRAND

Il a cru que c'étaient des larmes de reconnaissance.

MADAME JOURDAY

Mais c'étaient bien des larmes de rage.

MADAME DE BÉRANGES

Où va-t-on mettre ces roses?... Nous n'avons pas de vase:.: celui-ci est trop petit... ou alors, il faudrait couper les queues.:.

MADAME JOURDAY

Ce serait dommage.

MADAME DE LIFRAND

Mettez-les dans un porte-obus... ça se fait beaucoup.

MADAME DE BERANGES

C'est une idée... des France, dans cette douille boche, c'est un symbole : civilisation et barbarie, culture et kultur, nationalisme et pangermanisme. {Cependant elle a sonné : un boy-scout apparaît.) Tiens, petit, tu vas mettre de l'eau'^là-dedans, pas tout plein, aux deux tiers à peu près, et tu, me le rapporteras:

MADAME DE LiFRAND, qui a retiré son chapeau.

Je suis horriblement en retard; il y a déjà une demi-douzaine de soldats qui attendent en bas. Figurez-vous, en traversant le parc Monceau, j'ai vu un rassemblement :c'étaitunjeunehomme qui avait suivi une femme, en lui tenant des propos galants, paraît-il. Celleci avait mal pris la chose et,, naturelle-

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