DORIAN, MARTIN, CLOTILDE, JOSEPH
i!OF.iA>., seul.
Ici?... certaineuîçntj j'y serai !... Quel regard!... quel son de voix ! . . . ça va droit au cœur . . . Et cette idée ! . . . vouloir marier Clotilde... Eh! mais... j'y pense... elle lui donne un autre mari. . . parce qu'elle a pexit-être des vues. . . Pourquoi pas?... Elle est prise , je m'y connais... c est vrai que j ai bien parlé... J étais en train... c'est ce punch que j'ai bu là bas... [Apercevant le plateau. ) Tiens, en voilà encore... [Il va pour y porter la main et s^ éloigne.) Oh! non, non... je n'en boirai plus !...
JOSEPH , entrant.
Venez tous les deux . venez. . .
MARTIN en grande tenue.
Par oîi diable ! nous menez -vous?...
CLOTILDE
Oh! moi , d'abord , je n'irai pas là... je n'ose pas...
UORIAN.
Eh ! mais, je ne me trompe pas... c'est le père Martin... Clotilde...
(i) Dorian , Joseph , Alexina.
Tiens , c'est toi ! . . .
C'est vous ! . . .
MARTIN
Comme te voilà Beau ! ... Et dire que c'est un pompier ! . . . quel honneur ça fait à la compagnie ! . . .
DORIAN
jN 'est-ce pas?...
CLOTILDE
Oh! je vous reconnais à présent... c'est bien vous que j'ai vu...
DORIAN
Oui, hier soir, quand je m'échappais... Cette petite baronne me croyait un personnage... un officier... un colonel... que sais-je?... Mais aujourd'hui elle sait tout... ça lui est égal...
MARTIN
Ah ! . . . El qu'est-ce que tu viens faire ici ^ . .
DORIAN
Moi?... Mais comme vous voyez... je viens danser, boire du punch...
JOSEPH , h Clotilde.
Mais, mademoiselle, madame la baronne attend...
CLOTILDE
Me voilà... Venez- vous?...
MARTIN
Vas toujours , jeté suis... Excusez-moi, monsieur...
DORIAN à part. Un de nos domestiques!... il prend ça pour un monsieur , le père Martin '
CLOTILDE
Air : de la Servwite j ustiflée.
Il est en bourgeois ,
Encor mieux . j" crois ,
Qu'en militaire ;
Près d" moi pour s'asseoir ,
Monsieur , ce soir ,
Viendra, j'espère !
Dam ! j'y tiens ,
Je vous en préviens ,
Je serai fière
fe3
()n ces dam'd di^at ici :
C'est trop joli...
Pour un mari !...
Il est en bourgois , etc.
MARTIN
L' fait est qu'en bourgeois,
Il est inienx, j' crois ,
Qu'en militaire.
A plu? d'un' , ce soir , I^ 1 Ou peut le voir, CQ I 11 voudrait plaire.
^ < DORIAN
^ l L' fait est q'uen bourgeois , ^ J Je suis mieux, j' crois , *i I Qu'en militaii'e ;
I Mais j'ai pour ce soir, ' Ln autre espoir Que de lui plaire .'.
(Joseph et Clotilde .sortent par la droite.