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(1) « Ci-gît peut-être quelque Milton silencieux et sans gloire. »
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plus nombreux chez les soldats européens que chez les soldats indigènes (1). Ce n’est pas non plus que les femmes hindoues soient moins respectables que celles des autres pays. Les villageois ne redoutent rien autant que les passages et les stationnements de troupes, et le danger que leurs femmes courent de. ce fait, Mais la syphilis est le fléau des armées, dans tous les pays du monde. Et comment s’en étonner quand on songe au genre de vie des soldats ?
Voici ce qu’écrit à ce sujet Mr. John Robertson, un Anglais clairvoyant et qui ose exposer les faits : « Notre façon de gouverner l’Inde n’empoisonne pas seulement l’Anglais des hautes classes, et à travers lui l'Angleterre; elle empoisonne lAnglais du peuple, le « Tommy », le soldat, et, à travers lui également, l’Angleterre. Les soldats se recrutent parmi les meilleurs paysans. Mais on ne peut songer à la vie qui les attend aux Indes sans un profond regret. Ce sont de braves garçons, €t qui, restés chez eux feraient de bons pères et de bons époux. Maïs consignés dans des casernes, nourris de viandes lourdes et de rhum, ils deviennent rapidement des brutes. Ceux qui tueraient sans pitié le malheureux Hindou coupable de leur refuser du vin et des femmes, ne sont pas rares.
Beaucoup d’entre eux, à leur retour, infectent leurs compatriotes de maladies
(1) Cf. FRENCH : Syphilis en the Army, 1907, cité par Havelock Ellis dans « Sex in Relation to Society >».
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