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aux productions si variées, ne nourrit-il pas ceux qui le cultivent?
Il faut en rechercher la cause tout d’abord dans la lourdeur des impôts. Déja, Herbert Spencer s’indignait de ces taxes cruelles qui « arrachent au pauvre paysan de l'Inde la moitié du produit de sa terre ». Depuis, les taxes n’ont fait qu'augmenter chaque année, quelle que soit la misère. Je n’en donnerai qu'un exemple, mais significatif : l'impôt sur le sel, reconnu dans tous les pays civilisés comme l’un des plus
- iniques, d’abord parce qu'il frappe un pro-
duit de première nécessité, ensuite parce qu'il est proportionnelement plus lourd pour les pauvres que pour les riches. Le fait que cet impôt est de perception facile
et produit, s’il est élevé, de gros revenus,
grâce à la consommation universelle et indispensable, a déterminé le gouvernement à frapper le sel d’un impôt aussi élevé que possible, de sorte que des milliers de malheureux ne peuvent pas consommer la moitié de la quantité reconnue par les médecins comme un minimum indispensable à la santé, sinon à la vie.
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Une autre cause d’appauvrissement, c’est la destruction systématique, par les Anglais, des manufactures hindoues. C’est la richesse de l'Inde qui a attiré les marchands anglais, et cette richesse était en grande partie
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