ACTE I, SCÈNE VIL ig
Le duc avec orgueil peut vous donner sa fille ; Et vous faisant honneur, honorer sa famille. Pourquoi donc nous cacher un si louable espoir?
DOLÀNGE.
Mais je ne cache rien, et vous seul croyez voir...
volmère, riant.
J'en douterais encor, j'en fais l'aveu sincère, Si les vers du vicomte avaient mieux su vous plaire • Ces vers ne sont pas bons ; mais vous l'avez jugé Moins en vrai connaisseur qu'en rival outragé. Et pour moi votre flamme ici n'est point douteuse.
dolawge, s emportant. L'amour n'avilit point une âme généreuse, Et je pourrais enfin, vous laissant votre erreur, D'un si doux sentiment me faire quelque honneur ) Mais à la vérité je dois un pur hommage; Je mè dois à moi-même un noble témoignage : Mon respect pour le duc., ma vénération , Sa bonté généreuse, un peu d'ambition.... Tels sont les seuls motifs dont mon âme est guidée, Et vous m'obligerez d'adopter cette idée.
VOLMÈRE.
Il faudrait pour cela me convaincre....;.
DOLAIVGE.
Mais vous , Vous qui parlez, Volmère, en seriez-vous jaloux? Et , conduit par l'espoir de plaire à Célénie , Voyant en ma faveur l'étiquette bannie, La crainte d'un rival.... Attendez , mais vraiment, Chez le duc vous veniez jadis plus rarement;
Et depuis quelques jours... Qui, l'amour vous amène.
voi/mère., riant»
Que. pour dissimuler, vous prenez de la peine î Vous savez, chevalier, qu'à madame dTIolban La plus tendre amitié m'unit depuis un an; Et que, pour mériter une faveur plus chère, Je viens solliciter la grâce de son père.
dolange , avec surprise.
Sa grâce !
VOLMÈRE.
Ignorez- vous sa faute et son malheur?