J*BARON, LE DUC, LE VICOMTE
LE DUC
Vous vous taisez, vicomte! et restez tout confus, En voyant votre amour et vos projets déçus ; Vous l'avez mérité , lorsque votre imprudence Osait porter le trouble au cœur de l'innocence;
Et trahissant les lois de l'hospitalité. D'une mère crédule abusait la bonté.
LE VICOMTE
Croyez, monsieur le duc, qu'un sentiment sincère.
le duc, avec bonté.
Si j'en avais douté, je serais plus sévère ! Hélas ! en ce moment, le regret de mon cœur , C'est de ne plus pouvoir faire votre bonheur ; Le chevalier Dolange a demandé ma fille....
le vicomte, à part.
Le perfide !
LE DUC
Et le nom , le rang de sa famille, Joints à tout l'intérêt qu'on lui porte à la cour, Me font presque un devoir d'écouter son amour; Si vous m'eussiez plutôt confié votre flamme, J'aurais comblé vos vœux et de toute mon âme.
LA. BARONNE, à part.
Il me surprendrait fort, si, par la même erreur, Son indiscrétion n'eut causé son malheur! Mais quel bruit?...
LE DUC
Qui peut donc?...
LE VICOMTE
Quoi! le baron?....
la baronne , inquiète courant à lui.
Lui même !