ACTE V, SCÈNE V
D'ouvrirson âme entière à la femme qu'on aime, Et d'y laisser puiser, au gré de son désir, Le secret de la peine ou celui du plaisir. Amélie, espérant, au fond d'une retraite, Pouvoir aussi garder, heureuse et satisfaite, Ce père que son cœur brûle tant de revoir, Au marquis d'Orbevil a montré son espoir 5 Et , sur quelques refus , tant sa peine était grande ! Elle a cru d'un exemple appuyer sa demande; Elle a parlé du comte ; et, sur votre bonheur Voulant fonder le sien.... quelle était son erreur! Le marquis d'Orbevil , dans sa haine implacable , A soudain préparé le coup qui vous accable. Mais quand elle a trahi vos plus chers intérêts, La douleur d'Amélie égale mes regrets ; Ces regrets sont amers ! et si j'ose, madame, Malgré le trouble affreux qui règne dans mon âme f Paraître devant vous et devant monseigneur, C'est que mon sort Gruel me laisse encor l'honneur, Et que je viens , montrant ma faiblesse imprudente. Eloigner tout soupçon d'une tête innocente !
^e pyc, avec bonté, Le comte obtient sa grâce , et tout est réparé.
VQLMfe&E,
Ah ! de quel poids affreux je me sens délivré!
Mais qui réparera la disgrâce cruelle ,
Pont Soligny, là bas, m'a donné la nouvelle?
ï-E DIJC,
Soligny vous a dit!..,
VOLMÈRE.
Que l'état aujourd'hui De vos rares talens allait perdre l'appui.
Ah!
VOLMÈRE.
Et que 9 dès ce soir, vous quittiez celte ville , Pour aller dans les champs vivre heureux et tranquille.
LE DUC
Baronne,, faudra-t-il le juger sur ce trait?
LA BARONNE
Pour un ami d'enfance a-t-on quelque secret ?
LE DUC
Les amis, le$ païens!