‹ L'indiscretChapitre 16 sur 86 · DOLA.NGE · texte numérisé non relu

DOLA.NGE

Eh quoi î vous en ces lieux , Soligny ? par ma foi, le hasard est heuregx.

LE VICOMTE

Emhrassons-nons d'abord.

DOLAKGE.

Quelle si grande affaiie Vous mène avec le jour, vicomte > au ministère '

Au lever d'un ministre on ne vous vit jamais.

LE VICOMTE

On m'y veiTa souvent, j'espère, désormais. Le duc est mon parent.

dolakge.

Ma joie en est bien vive.

( à part. ) Ce n'est qu'à ces gens-là qu'un ici bonheur arrive.

( lui prenant la main. ) Nul ne méritait mieux cette faveur que toi !

Je connais, chevalier, ton amitié pour moi; Et si , par mon crédit, je pouvais t être utile...

DOLANGE, à part.

Un sot peut quelquefois servir un homme habile.

LE VICOMTE

Mais lu n'as pas encor le cœur ambitieux ; Les intrigues d'amour te plaisent beaucoup mieux. Et je te vois, rampant dans la route commune, Préférer aux lionneurs une bonne fortune; Auprès de la beauté lu fus toujours heureux.

DOLANGE.

D'accord; mais je suis las, mon cher, d'être amoureux.

L'amour est maintenant d'une monotonie !...

C'est toujours, entre nous, même cérémonie.

On se cherche, on se trouve; ei, sermens superflus !

Souvent un mois après on ne se connaît plus.

Des amans d'aujourd'hui voilà toute l'histoire :

Ils ne savent pas même avoir de la mémoire.

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