‹ L'indiscretChapitre 30 sur 86 · ACTE II, SCÈNE II. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II. a

LE DUC

3'aurais voulu vous voir tous les trois réunis ; Je viens vous annoncer que vos maux sont finis j Ce jour sera pour vous le jour le plus prospère : Vous allez, mes amis, embrasser votre père.

LE VICOMTE

Mon père ?

LA BARONKE.

Aujourd'hui même ?....

LE DUC

Il est auprès de vous.

Mon père ! il se pourrait !.. :

LA BAROWKE.

Quoi! le destin plus doux Daigne enfin...

LE DUC

Contenez l'élan de votre joie.

Oui, c'est lui, mes amis , que le ciel vous renvoie. Il savait que le prince, accueillant ses remords, Avait daigné souscrire à l'oubli de ses torts ; Et qu'un noble pardon, terminant sa souffrance^ Devait à ses désirs r'ouvrir bientôt la France ; Il s'était rapproché de ces climats heureux^ Pour attendre le jour qu'imploraient tous ses vœux ; Et son empressement, dont la raison murmure, Mais qu'approuve tout bas la voix de la nature, A Paris cette nuit l'a conduit en secret. C'est une faute encor ; je le dis a regret....

5o L'INDISCRET,

Mais qui pourrait blâmer un vieillard , un bon père , Qui , lassé des rigueurs d'une terre étrangère, Et par l'âge courbé, désormais incertain Si le jour qu'il possède aura son lendemain , Se hâte de céder à sa trop longue euvie D'embrasser ses enfans, de revoir sa patrie !....

( allant a la porte du cabinet. ) Paraissez , noble ami j venez , il en est temps.

LA BARONNE et LE VICOMTE.

Mon père !

LE DUC

Modérez ces transports éclatans î

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