LA E ABONNE
?îîon coeur de vos conseils reconnaît la sagesse; Mais mon étourderie alarme ma tendresse. Ce pardon ! maintenant sera-t-il accoi-dé? Faut-il...
LE DUC
Bassurez-vous, il n'est que retardé...
Le prince, consultant une équité sévère , Vent encor sous ses yeux qu'on remette 1 affaire- Et sa noble bonté, votre plus sur appui, Doit, en ce grand débat, prononcer aujounriiui. Je ne vous flatte point d'une espérance vaine : Un généreux pardon finira votre peine.
LA BARONNE
\ ous rendez le courage a mon cœur abattu ;
?Jais notre espoir^ comment le marquis i'a-t-il su ?
LE DUC
Par l'intrigue ici bas tout se meut et se lie ;
D'Oibevil, de tout temps, fut l'appui d'Amélie;
Volmère à cette dame aura dit votre espoir;
Amélie au marquis l'aura fait entrevoir;
Et d'Orbcvil, craignant q;.*^ le retour du comte
I\e vienne, (nîelque jour, à tourner h sa honte,
A déjà, pour tenter de rompre mes projcîs,
Des manœuvres de cour employé le.-, secrets.
Sur ces honteux moyens , mon cœ.u^ est saps alarmes :
Vous devez cependant concevoir quelles armes
L'imprudence du comte aux médians peut prêter.
4j5 IMNDISCRET,
Et comment son retour pourrait s'interpréter.
Je frémis en songeant an sort qni le menace,
Si l'on connaît sa faute, avant qu'il ait sa grâce.
Je dois^ avant la nuit, retourner à la cour ;
Vos vœux seront comblés sans doute à mon retour.
Mais si vous chérissez, baronne, votre père,
Ee grâce! jusque là ne voyez point Volmère;
Car l'ami le plus sur ne garde nos secrets,
Que s'ils ne peuvent point servir ses intérêts.
D'un si honteux travers, c'est en vain que l'on grondt^
L'égoïsme est la loi qui gouverne le monde!