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ACTE IV, SCÈNE IL

Et, sans doute, trompant les efforts de mou zèle, L'ambassadeur craintif va se tourner vers elle. Vous seule du vicomte aurez déçu l'espoir , Par un aveuglement qu'on ne peut concevoir j Car Tamitié, le sang et la j^econnaissance Vous faisaient une loi de garder le silence.

LE BARON, a sa femme.

Vous ne répondez rien ?

LÀ BARONNE

Que répondre !

LE DUC, riant.

Il faudra Vous fuir dorénavant lorsque l'on parlera.

LE BARON

Cette précaution deviendrait inutile;

Dès ce soir, monseigneur, nous quittons celte ville.

LE DUC

Vous partez.

LE BARON

Sans délai.

LE DUC

Mais ce brusque dessein....

LE BARON

Je ne remettrais pas mon voyage à demain. LE DUC , avec grâce.

Eu vérité , baron , ceci me contrarie ? Un léger différent dans les cours d'Italie Veut que nous envoyons un négociateur j Et [e vous destinais cette haute faveur.

yo L'ÏNDISCRET,

lE BARO^'j stupéfait.

A moi !

LE DUC, avec bonté.

Je sais combien là-hason vous estime; Et la tendre amitié qui pour vous tous m'anime, JNI^inspirait le dessein de vous faire obtenir Un poste si facile et si noble à remplir; Mais puisque vous parlez, sans tarder davantage...,

LE BAROir.

Je puis a la rigueur retarder mon voyage.

LE DL'c, riant.

L'affaire, avant un mois, ne peut se décider.

LE BAROW.

Pendant deux, s'il le faut^ je puis le retarder. La faveur qu'on me fait est trop considérable...,

(« part.) La baronne après tout ne peut être coupable; Par son honneur présent le passé m'est coimu, Et l'avenir enfin.... n'est pas encoi venu.

{haut, avec humilité.) Je consens, monseigneur ^ à cette grâce insigne; Et mon zèle et mes soins sauront m'en rendre digne.

LE DUCj riant.

Si vous étiez pourtant trop pressé de partir.

LE BARON

Je ne partirai points je dois vous obéir !

{à la baronne.) Allons j ma chère amie, embrasser votre père. Que je me réjouis de ce retour prospère!

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