‹ L'indispensable, ou, Nouveau conducteur des étrangers dans ParisChapitre 174 sur 231 · BARRIÈRES · texte numérisé non relu

BARRIÈRES

Paris ayant reçu^ des accroissements considérables, les murailles devinrent inutiles. Sous le ministère de Calonne, en 1784, on commença un mur de clôture qui fut terminé en 1789. Malgré l'état déplorable où se trouvaient les finances , on déploya un luxe remarquable dans les bâliments destinés à percevoir les droits de douane. Toules les portes d'entrée ont été bâties d'après les dessins de Ledoux.

De la barrière de la Râpée à celle de Passy on compte 1G,200 mèîres, et de la barrière de la Cunetle à celle de la Gare, environ 7,400 mètres. Une des barrières les plus remarquables est celle du Trône; le nom qui désigne celle barrière tient à un événement historique : lorsque Louis XIV fit son entrée dans Paris, en 1660, on éleva un trône superbe à l'entrée de la ville, et le roi y reçut les hommages de ses sujets. Cet endroit prit alors le nom qui lui est resté depuis, quoique le fait dont nous venons de parler soit à peu près ignoré. On peut encore citer les barrières de Reuilly , de Rel-

leville, de la Villetle, de MouliUarUe, des Bons - Homrnes, du Roule, do. Xeuilly, du Maine, d'Enfer el d'Ilaiie. Les barrières de Paris sont au nombre de 68. (Voir la liste à la fin du volume).

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