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Loais XVI. et maintenant on peut facilennenl voir combien il est vaste. Il se compof.c de deux grands corps de bâtiments; un sur la place du Parvis, et le second sur le quai opposé; ce dernier est en démolition et reconstruction à cause de raii^ïnement des quais qui s'effectue de ce côté ; l'entrée de cet hôpital, sur le parvis Notre-Dame, est décorée d'un simple portique, l'amphithéâtre, de bustes et portraits de plusieurs savants, médecins et chirurgiens. Les salles destinées à recevoir les malades sont vastes et aérées; elles sont tenues avec une propreté inconcevable, et chaque malade a son lit. Ce sont les sœurs de Tordre de St. -Augustin qui le desservent ; les malades y sont parfaitement soignés ; linges, mé dicaments, bonne nourriture, bains, rien ne leur est refusé. Cet hôpital peut contenir jusqu'à 1,500 lits. Le public y est admis les dimanches et jeudis de 1 heure à 3 heures.
Hôpital de l.* CnAniTÉ. Rue de l'Unniversilc.
L'année iG2i, Marguerite de Valois vint solennellement poser la première pierre d'une église bâtie sur les ruines de St. -Pierre, sous l'invocation de St. -Jean Baptiste. Quelques frères de la Charité y officièrent ; bientôt ils agrandirent leur maison par l'achat d'un nouvel enclos; ces religieux dans leurs statuts, s'engageaient à soigner les malades, telle est l'origine del'hôpilal de la Charité.
Les salles de cet établissement ne laissent rien à désirer sous le rapport de la commodité et de la salubrité; les bâtiments sont va-les et forment à l'inlérieurtroisgrandes cours. Cet hôpital peut contenir environ 600 malades; il est desservi par les sœurs de charité. La clinique est établie dans le local de l'ancienne église.
Ouvert au public tous les jeudis et dimanches de 1 heure à 3 heures.
Hôpital Saint Louis. Rue de rilôpilal Sl-Louis.
Cet hôpital fut fondé par Henri IV à l'occasion d'une contagion qui régnait alors dans Paris; il en posa la première pierre en 1C09, et cet édifice, dirigé par Claude Yillefaux, fut terminé en icil et livré aux malades 6 ans après. liàti sur une élévation, l'air y est lics-.salubre; ses bâtiments sont considérables et occupent une superficie de près de 12,000 mètres carrés; il peut contenir à peu près 700 lits.
Il y a un traitement particulier pour les maladies de la peau. 11 est desservi par les sœurs de l'ordre de St. -Augustin.
Ouvert au public tous les jeudis et dimanches de I heure à 3 heures.
Hôpital Beaujox. Rue du Faubourg du Roule.
Il porte le nom de son fondateur qui le fit construire en 1 784 d'après les plans de 31. Girardin ; il fut d'abord destiné 5 des orphelins malheureux, puis on le convertit en hospice en 1793. Cet édifice est remarquable par sa structure et sa disposition intérieure; sa chapelle est digne de l'attention des curieux.
Ouvert au public les jeudis et dimanches de i heure à 3 heures.
Hôpital de la Pitié. Rue Copeau.
Cet hôpital date de 1612 ; il peut contenir environ 700 malades.
Ouvert au public les jeudis et dimanches de i heure à 3 heures.
Hôpital Saint Antoine. Faubourg St. -Antoine. Fondé en 1790; environ 400 lits.
Ouvert au public tous les jeudis et dimanches de 1 heure à 3 heures
Hôpital Cochin Rue du Faubourg St-Jacques.
Fondé par M. Cochin, abbé de St.-Jacques du
Haut-Pas, en 1780. II contient lOO lits; il est desservi par les sœurs de Ste-Martiie.
Ouvert au public les jeudis et dimanches de l heure à 3 heures.
HopiT.\L \f:crf.r. Rue de Sèvres, près le boulevart.
Fondé par Madame Xecker; il est desservi par les sœurs de la Charité; il contient environ loO lits. Cet hôpital est affecté aux malades de la poitrine.
Hôpital dk la Clinique. Cet édifice vient d'être reconstruit en lace l'Ecole de Médecine, il possède amphilhécltre d'analomie, un jardin de botanique; on y traite des cas de maladies rares ou nouveaux.
Hôpital des VENEniExs. Rue des Capucins , faubourfr St. -Jacques. Autrefois couvent des Capucins; il renferme environ 600 lits.
Malsox d'accouchement ( La Maternité. ) Rue de la Bourbe , dans les anciens bâticnents de l'abbaye de Port-Royal; destiné exclusivement aux femmes en couches.
Il y a des cours pour les élèves sage-femmes.
Les bâtiments sont vastes et bien disposés; ils contiennent environ 430 lits. Les femmes en couches y sont admises dès le huitième mois de leur grossesse : on les garde neuf jours après leurs couches si elles se portent bien ; elles peuvent emmener leurs enfants ou les confier à la charité publique. Personne ne peut les approcher.
Hôpital desemaxtsmalades. ^EAi/'<:/wf-J'e5W5). Rue de Sèvres, près du boulevart.
Il fut fondé en 1752 par M. I.anguet, curé de St. - Sulpice; cet hôpi'al contient près de 550 lits. On n'y reçoit des enfants malades que de 2 5 6 ans.
"Ouvert au public les jeudis et dimanches de l heure à 3 heures.
Hospice des enfants trouvés. ( La Bourbe. )
Toul le monde sait que l'on doit cette admirable institution au vertueux St. -Vincent de Paul, En 1638, il parvint à placer les enfants trouvés dans un hospice près la porte St. -Victor; en 164-8, ils furent placés à Bicêtre, et en 1667, un arrêt du parlement leur assura 15,000 fr.; plus tard, ils furent transférés à la BourlDe. Cette maison est uniquement destinée aux enfans abandonnés; depuis la naissance jusqu'à l'âge de 2 ans, tous ces pauvres petits délaissés et qui sont admissous ce toit paternel, trouvent dans ces lieux les soins les plus tendres; ils y sont allaités par des nourrices et confiés aux soins des sœurs de St. -Vincent de Paul.
Hospice des orphelins. Faubourg St. -Antoine.
En 1679, on acheta un emplacement au faubourg St. -Antoine, oîi l'on construisit un vaste bâtiment et une chapelle dont Marie-Thérèse d'Autriche posa la première pierre. Il fut d'abord destiné aux enfants trouvés, mais en 1670, un décret le transforma en hospice pour les orphelins; cet établissement contient environ 800 enfants orphelins des deux sexes auxquels on fournit le nécessaire, que l'on instruit, que l'on met en apprentissage et à qui l'on assure des moyens d'existence honnête ; les deux sexes sont séparés; on les reçoit depuis 2 jusqu'à 12 ans.
Les étrangers sont admis tous les jours à visiter cette maison.
Hôpital militaire du Val-de Grâce. Rue St- .Tacques, 277. il est situé dans les bâtiments de l'ancienne abbaye du Val-de-Grâce; il est spécialement affecté aux militaires. Les étrangers ne peuvent le visiter; l'église est ce qu'il y a de plus remarquable ( Voir les églises ).
Hôpital militaire de Picpus. Rue Picpus, la.
Succursale du Val-de-Grâce.
Hospice de la Rocuefolcailt. Barrière d'Enfer, extra muros. Les malades paient une pension. Cet hospice conlient 150 lils.
Hospice d'Enghien. Rue de Rabylone, 12.
100 lits pour les malades des deux sexes.
Hospice Saint MEr.r.i. Cloître Saint Merri.
Fondé par le curé de St.Merry.
Hospice Leprince. Rue Saint Dominique , 4 5.
Fondé par M. Leprince.
Hospice de Ste-Perri.ne. Rue de Chaillot, 99.
Les malades paient une pension.
Maison de santé. Rue du Faub. St. -Denis, ! j2.
Instituée pour des malades payant.
Direction générale des nourrices. Rue Ste- Apolline, 18. Procure des nourrices sur tous les points de la France.
Asile di; la Providence. Barrière des Martyrs, extra muros. Refuge pour la vieillesse des deux sexes. Quelques places gratuites, les autres paient une modique pension.