MUSÉE ÉGYPTIEN
Il occupe le premier étage de l'aile méridionale du Louvre. Il est divisé en une suite de salles semblables entre elles, et ornées avec beaucoup de richesse. Les plafonds sont peints par nos meilleurs artistes et digne- d'aitirer les regards des curieux et des amateurs. Des armoires sont placées tout autour dos salons et renferment les objets les plus curieux et les plus rares que l'antiquité nous ait laissés. Ce sont des feuilles de papyrus couvertes, les unes de caractères grecs, et les auires d'hiéroglyphes égyptiens, ce sont des instruments ayant servi aux Komains, la plupart sont en bronze. Des couteaux , des fers de lances, des aiguilles, des
coupes, des vases, des amphores, quantité d'objets relrouvcs dans les fouilles de Pompeïa et d'HercularjuîTi; différents tissus de linge et d'étoffes, des lampes, des ustensiles de cuisine, des candélabres. On voilencore dans Icsarmoiresunequantiléinfinic depeliles statuettes, représentant, pour la plupart, des dieux éjiyplicns sous les formes les plus variées et les plus bizarres. Les tables du milieu sont couvertes de momies très-curieuses ; on admire une collection précieuse de vases étrjsques excessivement beaux, quantité de ces objets, qui nous viennent des Egyptiens , ont plus de trois mille ans d'antiquité. Ce Alusr'e a été fondé par Charles X. Il fut ouvert au public en 1S27,
GAZ.X;RIE D ASITIQUZTES DU MOTEN AGE.
Elle occupe une suite de salons au midi.
On y voit plusieurs meubles en marqueterie, du temps de la renaissance. Des émaux , des porcelaines, des ustensiles précieux, des vases, plusieurs sortis des mains de Beruard de Palissy. Des meubles du temps de Louis XiV, quelques tableaux et des statuettes.
PXUSEE NAVAL.
Celte galerie occupe le premier étage , au nord , du côté de la coi'r, elle est divisée en plusieurs salles. Dans la première, l'attention se porte sur des débris rassembles en forme de trophée ; ce sont
des cuillères brisées , des haches , des couteaux , des crocs de fer et différents ustensiles, les seuls objets retrouvés du naufrage de Lapeyrouse. Les armoires qui sont autour sont remplies de plusieurs ustensiles de toute espèce, provenant des sauvages ; ce sont des armes, des massues, des casse-tèles, des arcs , des flèches, des lances travaillées avec la plus rare perfection, des rames, des filets. Plus loin on admire des coiffures en plumes confectionnées également par les sauvages, des sandales, des poignards, des haches en pierre, des sabres en bois , des outils adroitement façonnés , des pipes, des bracelets, des colliers. On admire un hamac tout garni de petites plumes de couleurs. Dans les salles suivantes, ce sont des modèles de tous les vaisseaux, chaloupes, bateaux, canots, galères, brûlots; ces ouvrages méritent toute l'attention des curieux , là c'est un vaisseau à trois ponts , tout en acajou, avec ses mâts, ses agrès, ses voiles et tous ses accessoires, sa longueur n'excède pas un mètre. Plus loin c'est une flotte tout entière, ici un bâtiment dans tous les différents points de constructions. Là une élégante galère avec tous ses rameurs ses ornements dorés et ses voiles en soie. On voit encore des plans, en relief, de ports de mer. Les murs sont tapissés ça et là d'armes offensives et défensives, à l'usage des marins. On remarque aussi quelques tableaux de marine, et les bustes de plusieurs amiraux célèbres.