GRANDS LAVOIRS
Élévation des matières A laver. — L'élévation des matières jusqu'au niveau de chargement se fait généralement au moyen d'un
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Fio. 114. — Grand lavoir du Djolou (Province Amourienne).
plan incliné construit en bois sur lequel les chevaux attelés aux petites tarataïkas remontent leur charge jusqu'au point de déversement dans le lavoir {fig. 114). Cette hauteur est au minimum de 6 mètres, et encore, dans bien des cas, il est nécessaire de relever les stériles au moyen de norias a l'extrémité inférieure des sluices de lavage, pour arriver à les charger automatiquement sur les tara-
laïkas affectées à ce service; toutefois, uvec une hauteur de 6 mètres, on peut, en ménageant bien la pente, arrivera évacuer les résidus sans être obligé de procéder à cette fausse manœuvre supplémentaire.
Dans certaines grandes exploitations, l'arrivée des matières aussi bien que leur évacuation se fait par des wagons actionnés soit par une locomotive, soit par un système de traction par chaîne sans fin ou par un guide-rope, ce qui constitue un réel progrès sur les méthodes sibériennes proprement dites, qui ont pour prototype l'emploi de la tarataïka comme moyen de transport (fig. 115).
Fia. 115. — Grand lavoir de Lcunovski (i-viuiistion mécanique des résidus).
Il faut dire que les alluvions de la région dont je parle, étant fréquemment gelées, ne se prêtent pas facilement à une exploitation par un seul gradin, ayant pour haute ur l'épaisseur totale de l'alluvion aurifère proprement dite, la couche superficielle stérile (torf) ayant été, comme je l'ai dit plus haut, préalablement enlevée pendant la saison d'hiver. Comme conséquence, il faut attendre que le soleil ait dégelé une certaine épaisseur de terrain pour l'exploitera la pelle, et comme cette épaisseur ne dépasse guère 25 à 30 centimètres après une exposition de plusieurs jours, il s'ensuit que les tailles sont assez, éloignées les unes des autres et que leur hauteur ne dépassant pas un pied (OVîO) au maximum, le chantier d'abatage se déplace très rapidement, pour peu qu'il soit le théâtre d'une exploitation un peu active (fig. 14). Ceci oblige, avec l'emploi des wagons traînés par un guide-rope, a riper fréquemment les voies, à déplacer aussi fréquemment les aiguilles,
ce qui vient diminuer l'effet utile de ce matériel par rapport aux tarataïkas, qui ne demandent aucune installation préalable.
Voici, pour lixer les idées, une comparaison entre le prix de revient de ces divers systèmes de transport.
I. Chantier avec gnide-rope desservant les tailles dans l'alluvion et évacuant les stériles. — Chantiers en aval de Vassilievski Priisk ; —
production : 50 sagènes cubes (soit environ 480 mètres cubes par dix heures). — Les tailles sont h 300 mètres en amont du lavoir.
La disposition générale du chantier est celle indiquée à la ligure 116.