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PRIX DE REVIENT DU TUNNEL DE GOLDEN-RIVBR

4° Dépenses fixm d'installation

Route de raccordement, captage et distribution des eaux, $ '<*"•

sentiers, plates-formes, etc 600 soit 3 . 120

Compresseur à air, matériel de perforation mécanique, chaudière, tuyautage, alimentation, montage des machines,

tuyaux d'eau pour le tunnel et tuyaux à air comprimé 7. 750 40.300

Chaux, briques, matériaux bâtiment des machines, magasin, écurie, poudrière, bureaux, cabine (tous ces bâtiments en

planches) 2.800 14.560

Rails, bois, wagonnets, forge, fleurets, petit matériel, divers. 1.865 9.698

Plans, dessins, arpentage, fret, charrois, travaux divers 1 .265 6.578

Total 14.289 74.256

2° Dépenses proportionnelles par pied de tunnel

$ fruci

Salaires et appointements 8,50 44,25

Approvisionnements, poudre, dynamite, bois à brûler, bougies,

charbon de bois, mèches, boisage 4,08 21,20

Dépenses diverses 0,66 3,45

Total par pied de tunnel 13,24 68,95

En d'autres termes, le prix du creusement cTun tunnel dans les conditions de la mine de Golden-River peut être évalué à 210 francs le mètre, en dehors des 75.000 francs environ que nécessite l'installation première.

Le creusement du tunnel que je viens de citer a été exécuté à raison de 7 pieds 1/2 à 8 pieds par jour environ, ce qui veut dire qu'une période de huit mois a suffi pour son percement total, sa longueur s'élevantà 485 mètres.

Dans des roches dures, le prix du mètre de tunnel peut atteindre et même dépasser 300 francs par mètre. Le percement du tunnel, comme tous les travaux au stérile, doit être entrepris par contrat.

Le prix des bois de soutènement est aussi un des éléments importants du prix de revient. Ordinairement, dans un pays boisé comme la Californie, où les entreprises minières sont d'ailleurs favorisées par les lois et usages sur la matière, on trouve, soit sur les terrains du daim, soit aux alentours, tout le bois nécessaire, et l'on n'a que la peine de le faire abattre et de le transporter.

Ce travail est habituellement donné à l'entreprise. Il n'est pas

rare d'avoir à employer, dans une mine un peu développée, 10 à 12.000 pièces de bois rondins, sans compter les bois du garnissage. Huit à dix ouvriers sont suffisants pour opérer la coupe du bois, et cela en travaillant seulement dans la saison d'été.

Le prix de la main-d'œuvre est généralement fort élevé dans les districts aurifères; pour la Californie, en particulier, les salaires des mineurs varient de §2,50 à $ 3,50 soit de fr. 13,33 à fr. 18,37 par jour; celui des ouvriers spéciaux, forgerons et charpentiers, est encore bien plus élevé. 11 est vrai que le rendement par ouvrier dans les mines de gravier, comme au reste dans toutes les mines américaines, est supérieur au rendement habituel dans d'autres contrées minières.

On compte, en effet, une production moyenne de quatre car-loads de gravier, soit, d'après les explications fournies, environ" 2 T,500 à 3 tonnes par ouvrier total employé dans la mine. Celte quantité varie nécessairement avec le développement des galeries de découpage et de roulage, le nombre de gros boulders rencontrés dans le gravier, la hauteur de bed-rock à entamer et enfin la dureté du gravier* lui-môme.

Dans les graviers cimentés, par exemple, on estime deux car-loads seulement, soit 1T,250 à 1T,500 comme étant le rendement normal par journée d'ouvrier total.

Le nombre des ouvriers mineurs et rouleurs varie, en général, entre 25 et 75, suivant l'importance delà mine. Le travail de lavage proprement dit n'exige qu'un seul homme.

Une remarque sur laquelle il convient d'appeler l'attention des lecteurs est la simplicité du mécanisme administratif des mines de gravier. Un superintendant et un commis aux écritures forment tout le personnel administratif. Cette simplicité se retrouve, du reste, dans toutes les exploitations minières de l'Amérique, où Ton est peu habitué au luxe d'employés et d'ingénieurs de tout ordre qui grèvent singulièrement les frais généraux de mines européennes ou de celles, en pays étranger, qui sont administrées suivant les habitudes françaises.

Richesse des chenaux. — Il est assez difficile d'estimer la richesse moyenne des chenaux anciens d'après les données que l'on peut recueillir dans les régions où l'on travaille ce genre de gisements.

En Californie, en particulier, on estime d'ordinaire la richesse d'après le rendement au car-load} unité essentiellement variable, ainsi que nous l'avons fait remarquer. Quelquefois on la définit d'après le rendement au pied linéaire de chenal, en ne tenant compte ni de la largeur de celui-ci, ni de l'épaisseur variable de la couche de gravier payant. 11 serait plus rationnel de l'estimer au mètre carré de surface de chenal ou, mieux encore, à la tonne de minerai utilisable.

Dans les mines de gravier, comme dans tous les autres gisements alluvionnaires étudiés dans cet ouvrage, on a rencontré des cas isolés de richesses extraordinaires ; c'est ainsi que l'on a conservé le souvenir de car-loads ayant produit 50.000 francs chacun, et que Ton cite l'exemple d'une mine dans laquelle 15 ares de chenal ont fourni 4 millions de francs. Mais, je me hâte de le dire, le .gravier actuellement travaillé est beaucoup moins riche, ainsi que le montrent les chiffres suivants :

Dans la Bald mountain mine du comté de Sierra (Californie), qui a été travaillée d'une manière systématique depuis 1872 et qui peut être considérée comme un type des mines de genre, on a constaté que, sur 1 .150 mètres environ de chenal exploité, la moyenne du rendement par mètre courant de chenal, avait été de 8.120 francs, l'exploitation ayant donné un produit général de 9.400.000 francs environ.

La dépense correspondante étant de 4.200 francs par mètre courant de chenal, le bénéfice réalisé a donc été de 4.570.000 francs environ pour la longueur exploitée.

Le rendement était en moyenne de S 2,17 ou de 11 francs environpar car-load, soit de fr. 9,20 par tonne de minerai.

A la Mabel mine, North Bloomfield, la teneur est descendue à S 1,55 ou fr. 8,15 par car-load.

Limite d'exploitabilité. — D'une manière générale, on estime que, dans les circonstances ordinaires, la richesse minimum d'une mine de gravier exploitable doit être voisine d'im dollar par yard cubique de gravier extrait ou, en d'autres termes, s'élever h fr. 0,80, correspondant à 2 grammes d'or fin par mètre cube ; mais, en général, la teneur, comme aussi le prix de revient d'exploitation de ces graviers, sont supérieurs à ces chiffres.

Le chenal travaillé dans la Forest-Hill divide a produit environ 5 millions de francs par mille de longueur, soit 3.150 francs par mètre courant de chenal.

Si Ton veut rapporter à l'unité de superficie la richesse des chenaux exploités, on trouve qu'en Californie cette richesse varie de 250.000 francs & 1 million par hectare, correspondant à un rendement de 25 à 100 francs par mètre carré de surface de chenal.

11 convient de rappelfer, en dernier lieu, pour fournir un autre élément d'appréciation, que l'épaisseur exploitable varie de 1 à 2 mètres.

Le tableau suivant donne le détail du prix de revient par yard cube dans cinq importantes mines de gravier en Californie.

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