ÉTUDE DU BROYAGE DES MINERAIS AURIFÈRES
Tout broyage, pour être efficace et économique, demande à ôtre méthodique.
Tout broyage méthodique a pour but de réduire les dimensions des matières soumises à l'opération, non pas en une seule trituration ni avec un seul appareil, mais par échelons successifs.
On peut, à ce point de vue, classer les appareils employés en trois catégories :
1° Les concasseurs, qui reçoivent les blocs extraits de la mine et qui les réduisent en morceaux variant, comme grosseur, entre 15 et 50 millimètres. On descend parfois jusqu'à 10 millimètres, mais c'est au détriment du rendement et du bon fonctionnement de l'appareil.
Le concassage s'effectue dans un appareil à mâchoires, appelé aussi crocodile. Nous décrirons les principaux modèles en usage courant, qui se valent presque tous.
La grosseur maxima des blocs que peuvent avaler ces appareils est déterminée par l'écartement et par la largeur des mâchoires.
2° Les broyeurs proprement dits reçoivent les matières telles que les concasseurs les ont dégrossies et les amènent à un premier degré de finesse qui ne doit pas dépasser le numéro de tamis 40, si on tient à obtenir un rendement convenable comme quantité passée ;
À cette classe appartiennent en première ligne les moulins californiens, qui, ont eu jusqu'à présent le pas sur tous les autres appareils similaires.
3* Enfin, viennent les appareils finisseurs, notamment le tubemi//, qui ont pour objet de reprendre les produits déjà traités par les broyeurs, après séparation préalable des éléments les plus fins an moyen de classificateurs hydrauliques (ou de tamis si on opère à sec) de façon à amener la totalité des matières au degré de finesse qu'exigent à présent les procédés de chloruration et surtout de cya- Bvrstion.
Mous allons passer en revue ces trois classes d'appareils. Les premiers, qui ne sont que des dégrossisseurs, ne jouent qu'un rôle préparatoire. Au contraire, l'étude raisonnée des divers appareils broyeurs proprement dits, leur comparaison au point de vue du rendement et du prix de revient, enfin leur combinaison avec les appareils finisseurs, constituent, en réalité, tout le secret de la bonne marche d'un moulin à or, quel que soit son système. Aussi, quand mots aurons élucidé d'une façon suffisamment complète la question du broyage, l'étude des autres opérations qui composent l'ensemble dtes procédés de traitement des minerais aurifères les plus variés, sera considérablement facilitée. Cette connaissance permettra aussi aux lecteurs de cet ouvrage de combiner de la façon la plus avantageas* les divers appareils décrits, en vue d'obtenir, dans les installations projetées, à la fois le meilleur rendement en or avec les frai» les plus réduits.