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H. — APPAREILS DE BROYAGE ET D'AMALGAMATION

J'ai déjà attiré l'attention, au début de ce Chapitre, sur l'importance majeure du broyage dans le traitement des minerais aurifères. On peut dire sans exagération que, de sa solution rationnelle dépend essentiellement l'économie du traitement. Il est donc nécessaire de l'examiner dans tous ses détails.

Notions sur le tamisage. — Avant de décrire les appareils de broyage proprement dits, il est indispensable de fixer les idées, — ne fût-ce que pour permettre la comparaison entre les résultats, — sur la question du tamisage. Quand on étudie, en effet, le rendement des appareils de broyage, on est tout d'abord arrêté par la variété et l'indécision qui règne dans la définition des grosseurs de maille des tamis employés. Dans les efforts qui sont faits pour arriver à une unification universelle des mesures et des monnaies, qui ne sauraient être trop encouragés et qui faciliteront, d'une manière plus efficace qu'on ne le pense, l'échange des idées et des services entre les peuples, il n'existe, h ma connaissance, aucune échelle de mesure plus embrouillée et plus surannée que celle en usage pour la désignation des dimensions de maille des cribles, grillages et tamis.

Définition de la maille. — En principe, un tamis étant formé par une série de fils parallèles croisés, à angle droit, en nombre égal et à distance égale, une maille est un vide carré, ayant pour côté la distance, de bord à bord, de deux fils consécutifs, ou, ce qui revient au même, la distance (Taxe à axe de deux fils consécutifs, diminuée du diamètre commun des fils constituant le tamis.

Il y a, naturellement, un certain rapport entre le diamètre des fils employés et la dimension de maille qu'on se propose d'obtenir car on comprend aisément que, si on demande à un tamis une force plus grande de résistance à l'usure, on n'y peut arriver qu'en augmentant le diamètre des fils qui la composent, ce qui diminue d'autant l'espace vide restant entre deux fils consécutifs, c'est-à-dire la grosseur de la maille.

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